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Culture

ÉTUDE > Synthèse d'études sur la vie associative (2004)
Associations et communication
- Commanditaire : Conseil régional Poitou-Charentes
- Prestataire : FCI Conseils :C.Leclerc et A Nourisson - otobre 2003

A/ Objectif et intentions.
Le but principal de cette étude est de produire un « état des lieux » de la communication dans les associations (de toutes tailles et de toutes natures) faisant apparaître les points forts et les points faibles en communication interne et externe. Mais aussi de tirer de la dynamique d’étude -qui devait être « participative » et donc basée sur l’expression des problèmes vécus dans le cadre de groupes de paroles- des préconisations en matière de formation et plus largement en matière de mise en oeuvre d’actions et de moyens susceptibles de soutenir et de renforcer la fonction communication des associations en tant qu’enjeu de leur développement.

B/ Les principaux enseignements du questionnaire et des groupes d’expression.
Diffusé auprès d’un échantillon de 2000 associations du Poitou-Charentes, l’étude a généré 200 réponses exploitables également réparties sur les 4 départements.
Le traitement du questionnaire montre qu’en matière de communication interne la culture de l’oral (82%) l’emporte nettement sur la culture de l’écrit (47%.) E n communication externe, les associations privilégient l’écrit (52%) mais dans une proportion relativement faible. Ces données sont en cohérence avec la « culture » associative qui, notamment dans les petites associations qui tournent autour de quelques dizaines de personnes, s’appuie sur la relation directe entre les personnes pour traiter des affaires de l’association.
  • Pourquoi communiquer ? d’abord pour faire connaître les activités proposées ,le catalogue ou le programme (74%) ensuite pour échanger entre adhérents (40%) enfin pour faire vivre l’association. En association, on est gros consommateur de téléphone : ce moyen est utilisé dans 91% des cas ; et des réunions : la fameuse « réunionite » dans 84% des cas.
  • Avec les moyens du bord… 7% seulement des associations interrogées reconnaissent recourir à des compétences professionnelles de communication. En dehors de quelques cas ou la communication est structurellement liée à l’existence et à la réussite de l’activité, les dépenses de communication apparaissent comme utiles certes, mais comme somptuaires par rapport à l’argent disponible. Le « plan de com » est souvent optionnel et la dépense de communication apparaît comme un luxe.
    Les groupes d’expression et de paroles ainsi que le recueil d’avis d’experts (soit plus de 200 personnes) ont constitué des approches complémentaires au traitement des questionnaires.
  • Le repérage et l’analyse des « bonnes pratiques » montrent que la communication ne peut pas être seulement affaire de bonne volonté ou de spontanéité mais qu‘elle est une technique avec ses règles et ses lois qu’il faut connaître et maîtriser. Ainsi la communication interne et externe des associations doit se professionnaliser non pas par le recrutement massif de communicateurs pro mais par l’adoption de démarches de qualité pour les supports utilisés, par la pratique progressive de plans stratégiques de communication et par l’affectation de la fonction « com », au même titre qu’il y a un secrétaire ou un trésorier. à une ou des personnes qui montrent des compétences ou qui sont susceptibles de les acquérir.
    C/Les préconisations de l’étude : 4 axes de développement stratégiques.
    Axe 1 : Accompagner et informer.
    Favoriser ou initier des rencontres entre acteurs associatifs, dans le but de repérer les compétences et expertises pour redistribuer et capitaliser les acquis de façon à créer une dynamique associative d’échanges de savoirs et de savoirs faire (pour jouer ainsi sur la solidarité et la complémentarité inter-associative).
    Axe 2 : Former les acteurs associatifs.
    Prendre en compte les disparités de situations entre les associations qui disposent de compétences professionnelles (salariés) et les autres à partir de deux types d’approches :
  • Une pédagogie de type « maïeutique » (méthode suscitant la réflexion et faisant émerger les connaissances individuelles et collectives de manière ascendante) pour un public bénévole en favorisant les rencontres et les échanges de pratique.
  • Une pédagogie de type « didactique » (méthode visant à transférer des notions théoriques selon une modalité classique descendante) pour les associations maîtrisant déjà de manière plus ou moins opérationnelle les outils et techniques de communication.
  • Axe 3 : Structurer des réseaux solidaires « com ».
  • Par la création de lieux identifiés de type centre de services, symbole d’un territoire minimum de type pays ou agglos. , regroupant ou animant des compétences (référents indépendants) chargés de développer les capacités de communication de manière concrète ( accompagnement/montage/portage de projets ou d’évènements).Ces référents pourraient constituer un réseau régional inventoriant, mobilisant et animant les ressources régionales.
  • Axe 4 : Créer / Pérenniser.
  • Par la création ou le soutien à des évènements régionaux structurants, transversaux et fédérateurs pour le monde associatif, l’animation économique, culturelle et touristique à l’exemple des « vitrines de Saintes » ou des « Etapes gallo-romaines en Poitou-Charentes ».
  • Par la pérennisation de l’événement régional /carrefour des associations « Rue des Assos » et sa déclinaison dans un cadre départemental au niveau des pays.

  • En résumé.
    Extrait de la conclusion des auteurs :
    « …Nos préconisations vont dans le sens d’aider les associations à se faire mieux connaître et à se développer …au sein d’un réseau territorial grâce auquel elles pourront échanger et initier des actions communes avec d’autres acteurs associatifs …
    Cependan, t il conviendra de ne pas perdre de vue, dans cette volonté de structuration et de coordination, ni la nature ni la singularité des associations. N’oublions pas que c’est l’implication de chacun au collectif, bénévole et salarié, qui constitue le moteur de la dynamique associative régionale…….
    Le rôle des collectivités territoriales est donc bien de favoriser tout ce qui permettra de fédérer, d’échanger et de faire partager, sans pour autant uniformiser ni prendre en charge à la place de…. Elles doivent veiller au bon fonctionnement et au respect de la philosophie du secteur associatif dont « liberté »et « indépendance » sont les fondations qui ont présidé à sa genèse. »

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    - La connaissance du fait associatif régional et l’amélioration du fonctionnement des associations
    - Associations et communication
    - Les structures de soutien à l’action associative
    - Eléments d'analyse transversale aux 3 études
     
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