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ÉTUDE
> Synthèse d'études sur la vie associative (2004)
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La connaissance
du fait associatif régional et l’amélioration
du fonctionnement des associations -
Commanditaire : Conseil
régional Poitou-Charentes
- Prestataire
: Ceas Vendée/
J.Roulleau - otobre 2003 |
A/ Objectif et intentions.
L’objectif pour cette étude est d’obtenir
une vision organisée et argumentée des principaux
problèmes de fonctionnement vécus aujourd’hui
par les associations à partir d’une enquête
menée dans l’espace régional sur 8 secteurs
urbains et ruraux.
Derrière cet objectif de meilleure connaissance des aspects
du fait associatif, l ‘intention était de voir
si la Région est à même d’intervenir
(directement ou indirectement dans la philosophie d’une
plate forme ressources)sur les problèmes soulevés
dès lors qu’ils présenteraient un caractère
de transversalité et que l’intervention en question
serait conforme aux compétences régionales et
à la charte associative signée avec la Cpca.
NB : la méthodologie d’étude
est basée sur l’implication des élus des
territoires qui ont
« invité » les associations à remplir
les questionnaires et à participer aux réunions
d’expression.»
B/ Les enseignements du questionnaire.
Echantillonnage
: 8 terrains d’enquête.
- 3 villes :Niort/La Rochelle/Angoulême
- 4 communautés de communes : Rouillac - Mirebeau - Argenton/St
Varent - St Jean d’Angély
- 1 pays :Vienne et Moulière.
383 réponses
associatives sur ces 8 terrains.
Sur les conditions d’un bon
fonctionnement des associations, les réponses
indiquent (dans l’ordre décroissant) :-la qualité
des dirigeants (24%) ;l’adaptation aux besoins (18%)
; le nombre de bénévoles actifs (15%) ; la qualité
des prestations offertes (14%) ; l’appui de la municipalité
et des pouvoirs publics (13%) représentant 60% des
réponses ; les 40% restants se partagent entre : la
rigueur dans les règles de fonctionnement ; la qualité
du projet associatif ; la qualité des équipements
; le renouvellement des équipements ;le concours de
salariés.
Sur les conditions
d’efficacité dans l’action,
ce sont : l’appui des élus, la collaboration
avec d’autres associations et la qualité des
locaux qui l’emportent.
Enfin, sur ce qui peut le mieux
soutenir leur action, ce sont :l’emploi
d’un animateur commun à plusieurs ; un centre
de services communs (reprographie, secrétariat…)
et une formation pour les bénévoles qui arrivent
en tête.
C/ La partie analyse.
Les évolutions
du phénomène associatif : quelques tendances
de fond.
Technicité…féminisation…et
vieillissement.
Les associations –petites ou grosses- sont quasi unanimes
sur ce point : leur fonctionnement se technicise de plus en
plus (poids des contraintes de gestion et d’administration)
et les adhérents /utilisateurs
deviennent de plus en plus des usagers/consommateurs
qui « exigent » des produits de qualité,
quelle que soit l’activité produite :chant, formes
d’expression, sports, action sociale et insertion etc.…
«Plus de technicité, pour un produit clean et
clefs en mains… » telle serait la formule qui
aurait l’agrément du public.
Conséquence sur l’encadrement bénévole
: une certaine forme de " turn over" avec des responsables
qui s’usent plus rapidement, qui cherchent à
passer la main et qui sont préoccupés de la
relève. On note également une plus grande présence
des femmes et une recherche de la « compétence
» disponible et gratuite qui fait du « retraité
»et plus particulièrement «du jeune retraité»
la cible idéale pour renforcer l’encadrement
associatif.
D/ La partie propositions
4 orientations
de travail.
La partie «préconisations» de l’étude
se structure autour de 4 propositions cadres qui ne sont pas
des «mesures à prendre» mais plutôt
des axes de travail et d’interventions.
- 1/ Améliorer la connaissance
du phénomène associatif et l’inter connaissance
des associations entre elles.
- 2/ Rendre les associations
plus attractives pour répondre, notamment, à
la préoccupation du non-renouvellement des bénévoles.
- 3/ Renforcer le positionnement
des associations dans les projets de territoires et plus largement
favoriser l’expression d’une « politique
locale associative » (basée sur plus d’échanges
inter associatifs et sur plus de mises en commun des éléments
d’une lecture locale de la situation- même contradictoire-
et d’une analyse des besoins des habitants.)
- 4/ Permettre aux associations
de prouver leur utilité sociale.
Ces propositions peuvent se concrétiser et se décliner
de la manière suivante :
Développer la fonction d’observation du milieu
associatif, et renforcer les échanges inter associations,
Assurer un travail en profondeur sur le projet,
Acquérir une culture du territoire et de la prospective,
Faire circuler et mettre en réseau les analyses, les innovations et
les réussites
Afin que, toutes ensembles, ces démarches de travail
contribuent à asseoir et à valoriser le fait
associatif dans la dynamique régionale.
En résumé
Faire en sorte que :
Les associations soient plus techniciennes (qualifiées
et performantes ) plus souples et adaptables (réactives
et attractives) en phase avec leur temps et plus ouvertes
aux autres (curieuses et soucieuses des attentes des
publics) et aux évolutions du milieu ( nouveaux
territoires).
C’est la conclusion finale… sorte de «
règle d’or » de l’association
moderne autour des 3 mots clefs :
technicité - adaptabilité - ouverture. |
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