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ÉTUDE
> Synthèse d'études sur la vie associative (2004)
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Les structures de
soutien à l’action associative
- Commanditaire :
Conseil régional Poitou-Charentes
- Prestataire
: Fédération
Régionale des MFR ; Pierre Lebvefre et Claude Redien
décembre 2003 |
A/ Objectifs et intentions.
L’objectif pour cette étude
est d’identifier, au plan régional,
l’importance quantitative et qualitative
des différentes structures de soutien
aux associations. Par «structure
de soutien» il faut entendre
«tout organisme privé ou public qui rend de manière
continue et organisée des services à la vie associative».
Les travaux d’étude se sont développer sur
trois axes :
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Une enquête par questionnaire
auprès d’une centaine d ‘associations
afin de mesurer l’utilisation qu’elles font
des centres de soutiens existants et de mettre en regard
les problèmes qu’elles vivent.
Une démarche
de contacts auprès des centres
de soutien pour recueillir leurs points de vue sur leur
rôle et sur les besoins des associations.
Une démarche complémentaire auprès
de représentants
d’associations (groupes locaux)
avec lesquels ont été discuté les
différentes modalités pour apporter del’aide
aux associations . |
NB : Les annexes de
l’étude fournissent la liste des centres de soutien
existants dans les 4 départements de Poitou-Charentes
B/ Enseignements du questionnaire et
des rencontres avec les associations et les centres de soutien.
La préoccupation qui ressort aussi
bien du questionnaire que des rencontres avec les associations
concerne la dynamique
du bénévolat qui
serait en crise. En effet, les réponses sur les principales
difficultés rencontrées mettent en avant un bloc
«recherche de nouveaux bénévoles/motivation
des bénévoles/formation des bénévoles»
qui représentent à elles seules près de
la moitié (45%) des difficultés citées.
Viennent ensuite les questions d’ordre juridique et administratif
(31%) et les problèmes de communication et d’animation
pour 20%.
En ce qui concerne les centres de soutien existants dans les
4 départements, 52%
des associations enquêtées n’en connaissent
pas l’existence.
Par ailleurs, on note de grandes disparités de situations
entre les 4 départements de la Région :
| En
Charente (16) l’effort est surtout
fourni par le Conseil Général qui dispose
d’un véritable service d’aide aux
associations, le SDAVA (Service Départemental
d’Aide à la Vie Associative) ainsi que
le dispositif associatif le plus important de la Région
avec le CTAA à Angoulême (Centre Technique
d’Aide aux Associations).
En Charente
maritime (17), c’est l’Etat
autour de la MAIA qui donne le ton et qui fédère
et anime le réseau départemental des organismes
privés et publics qui rendent des services aux
associations ou qui réglementent leur situation.
En Deux-Sèvres
(79) l’approche est de type
fédératif autour d’une vingtaine
de points d’appui répartis dans le territoire.
Le Conseil Général a définit une
mission départementale autour d’un projet
de plate forme de services issus de la concertation
« élan 2000 » et les administrations
départementales (finances, justice, impôts,
travail …)ont, par contrat avec la Préfecture
et la MAIA, désigné une personne ressource
chargée de répondre aux questions des
associations.
En Vienne
(86) on note une forte concentration des
sièges fédéraux d’associations
et d’échelons administratifs ou associatifs
qui n’existent qu’au niveau de Poitiers
(CRES ,IRIS, CREAHAI, FASILD, DIREN ,DRAC…).Ceci
explique peut-être que ce département ne
dispose pas de véritable centre de soutien transversal
à la vie associative ? |
C/Les préconisations concernant
les fonctions et les caractéristiques d’un «
dispositif ressources » au plan régional.
1/ Quelque
soit l’appellation retenue « centre de soutien »
ou de « ressources » celui-ci devra remplir des
fonctions
d’aide technique et développer
des compétences incontournables :
| L’aide à la législation
du travail ;
Le conseil juridique ;
les sources de financement ;
la comptabilité ;
Le recrutement et la formation des bénévoles
;
l’animation de la vie interne de l’association…/… |
2/ Développer
la connaissance de l’existant
et la coordination des services existants,
la principale difficulté en ce domaine étant de
mettre en avant les complémentarités plutôt
que les concurrences.
3/ Concevoir
une documentation spécifique
mentionnant l’ensemble des services proposés par
les centres de ressources existants en utilisant à la
fois le support papier (une collaboration avec l’INJEP,
Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire
est envisageable) et le développement du site Internet
«ruedesassos.com».
4/ Décentraliser
le centre… ! c’est
en quelque sorte la gageure à réussir pour «
coller »au mieux à la réalité très
diverse et très atomisée du monde associatif.
Quelle est la bonne échelle pour cela ? les nouveaux
territoires de pays ou d’agglomértions tiennent
en tout cas la corde dans les propositions des uns et des autres.
En résumé.
Les conclusions des travaux d’étude relèvent
que « …Permettre aux associations de se développer
en les aidant à affronter les difficultés
croissantes d’une société en constante
mutation ,voici le défi d’une structure nouvelle
à la vie associative. »
Sachant que les associations mettent à égale
importance les questions qui relèvent du sens
de l’action et les questions qui relèvent
des moyens
ou des outils pour agir, une initiative
de cette nature devra nécessairement combiner des
prestations qui rendent compte des deux dimensions de
l’action des associations. |
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