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Industrie

RÉFÉRENTIELS RÉGIONAUX > Le panorama de l'industrie

TISSU INDUSTRIEL : Valeur ajoutée et investissement

Un cinquième de la valeur ajoutée régionale provient de l’industrie

Poitou-Charentes se place au 16e rang des régions(1) françaises pour la valeur ajoutée brute totale (153,2 milliards de francs en 1992).

Comparativement à la France hors Ile-de-France, la répartition sectorielle de la valeur ajoutée brute se caractérise ainsi;

-Graphique

- l’agriculture, avec une contribution de 6,6 %, occupe une part plus importante en Poitou-Charentes que dans les régions françaises (4,1 %) ;
- les services non marchands(2), avec une contribution de 19,9 %, se situent également au-dessus de la moyenne régionale (+1,4 point) ;
- l’industrie, avec une contribution de 22,4 %, a une part légèrement plus faible en région Poitou-Charentes (24,7 % en moyenne nationale) ;
- les secteurs du BTP et des services marchands, avec une contribution respective de 5 et 46 %, ont un poids assez proche du profil national.

Poitou-Charentes ne représente que 2,9 % de la valeur ajoutée industrielle de la France hors Ile-de-France, contre 6,8 % pour les Pays de la Loire, 4,9 % pour la Bretagne et 4,5 % pour l’Aquitaine. Les régions atlantiques sont, ainsi, marquées par la faiblesse de la contribution de l’industrie à la valeur ajoutée régionale.

-Carte

Forte croissance de la valeur ajoutée picto-charentaise(3)

Les établissements industriels régionaux (hors énergie et hors industries agroalimentaires) ont créé, entre 1988 et 1992, une valeur ajoutée d’un montant moyen annuel de 18 milliards de francs, soit 1,9 % de la valeur ajoutée industrielle française.
Globalement, la valeur ajoutée générée en Poitou-Charentes a connu une croissance annuelle de 3 % contre 0,8 % en moyenne en France (hors énergie et IAA). Cependant, des évolutions sectorielles différentes apparaissent.

Des évolutions identiques à la France

La fabrication automobile, électrique et électronique, les industries du cuir et de la chaussure, du papier-carton, du bois-ameublement, l’imprimerie-édition et la fonderie-travail des métaux enregistrent une croissance plus forte en Poitou-Charentes qu’en France. Celle de la construction mécanique est plus modérée que celle constatée au niveau national.
La valeur ajoutée créée par la construction navale, aéronautique et ferroviaire, la production de matériaux de construction et la chimie est en diminution tant au niveau national que régional.

Evolution spécifique au Poitou-Charentes

L’industrie du textile-habillement est un secteur où la valeur ajoutée augmente en Poitou-Charentes alors qu’elle est, en moyenne, en baisse en France.

Analyse de la valeur ajoutée(4) des entreprises régionales de plus de 20 salariés

Durant la période 1994-1995, les établissements industriels de la région ont créé une valeur ajoutée moyenne annuelle d’environ 26 milliards de francs dont 22 % dans les industries agroalimentaires (IAA) et 10 % dans le secteur « énergie et eau ».

Plus de la moitié de la valeur ajoutée régionale est créée par des établissements de plus de 250 salariés.

Excepté les industries agroalimentaires et le secteur énergie, environ 45 % de la valeur ajoutée sont générés par des établissements de plus de 250 salariés. Ceux de 100 à 199 salariés participent à la création de la valeur ajoutée régionale à hauteur de 20 %.

Les établissements qui génèrent la plus importante part de la valeur ajoutée régionale ont leur siège social en Poitou-Charentes (63 %) et en Ile-de-France (31 %).

La diversité de l’origine sectorielle de la création de la valeur ajoutée industrielle régionale est une caractéristique de Poitou-Charentes.

L’importance de la valeur ajoutée s’explique différemment selon les secteurs. Les IAA et la fabrication de machines et équipements comptent à la fois un nombre élevé d’établissements et quelques gros employeurs dépendant d’entreprises françaises ou étrangères (les entreprises liées au Cognac, Marie Surgelés, Fenwick Linde, etc.).

La valeur ajoutée créée dans les autres principaux secteurs est fortement liée à la présence d’établissements particulièrement dynamiques liés à des entreprises françaises ou étrangères : énergie, fabrication de machines et équipements électriques, industrie automobile, fabrication d’autres produits minéraux non métalliques, industrie du papier et du carton, industrie nautique, aéronautique, industrie chimique, etc.

Le graphique ci-dessous positionne les secteurs d’activité de Poitou-Charentes par rapport à un niveau national et régional(5). Ils se répartissent en 4 groupes.

-Graphique

INVESTISSEMENTS

Poitou-Charentes n’apparaît qu’au 20e rang des régions françaises en matière d’investissements industriels moyens annuels entre 1989 et 1994(6). Elle s’inscrit dans un espace sud-ouest homogène, caractérisé par la faiblesse de ses investissements industriels.

Près de 7 milliards de francs d’investissements annuels

Pendant la période 1994-1995(7), les établissements industriels de Poitou-Charentes ont investi pour un montant annuel moyen de 6,9 milliards de francs.

Près de la moitié des investissements réalisés dans l’industrie sont issus des établissements de 250 à 499 salariés (43 % des investissements).

Si l’on extrait les industries agroalimentaires et le secteur énergie, les établissements de 50 à 99 salariés ne contribuent qu’à 13 % des investissements. Les établissements qui investissent le plus sont ceux de plus de 250 salariés (23 % pour ceux de 250 à 499 et 23 % pour ceux de plus de 500 salariés) et ceux de 100 à 199 salariés (18 %).

Les établissements industriels qui investissent le plus ont leur siège social en Poitou-Charentes (68 %) et en Ile-de-France (26 %).

Le secteur « énergie et eau » recueille la plus importante part d’investissements effectués avec 4,3 milliards de francs liés, notamment, à la construction de la Centrale nucléaire de Civaux.

Les industries agroalimentaires viennent immédiatement après, totalisant 0,7 milliards d’investissements. Cette part importante s’explique par le nombre élevé d’établissements qui investissent et par la présence de quelques établissements particulièrement dynamiques, dans le domaine du Cognac, des viandes, des produits laitiers et des industries dites autres industries alimentaires.

Cinq secteurs se positionnent plus modestement, le montant de leurs investissements oscillant entre 160 et 226 millions de francs. Ce sont la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques, la fabrication de machines et appareils électriques, l’industrie automobile, l’industrie chimique et l’industrie du papier-carton. Les investissements proviennent pour une large part des établissements dépendant de grandes entreprises françaises ou étrangères.

Evolution contrastée(8) des investissements

Les établissements industriels régionaux (hors énergie) ont réalisé, entre 1988 et 1992, des investissements pour un montant moyen annuel de 2,9 milliards de francs, soit 1,8 % des investissements industriels français.

Globalement, les investissements réalisés en Poitou-Charentes ont enregistré une croissance annuelle de 2,7 % contre 2,5 % en moyenne en France (hors énergie). On note des évolutions sectorielles différentes.

Des évolutions semblables au profil national

Les industries agroalimentaires, l’industrie du cuir et de la chaussure, la construction électrique et électronique investissent de façon plus rapide en Poitou-Charentes qu’en France. La construction automobile et les industries du bois et de l’ameublement ont des investissements régionaux croissants plus modestes en région qu’au niveau national.

La construction mécanique, les industries textile-habillement, la production de matériaux de construction et l’industrie du verre enregistrent une baisse des investissements tant au plan régional que national.

Des évolutions Poitou-Charentes-France opposées

L’imprimerie-édition est un secteur où les investissements augmentent en Poitou-Charentes alors qu’ils diminuent en moyenne en France.

La fonderie-travail des métaux, l’industrie du papier-carton et la chimie voient leurs investissements décroître en région tandis qu’au plan national, ils sont en hausse.

Positionnement des secteurs

Le graphique ci-dessous positionne les secteurs d’activité de Poitou-Charentes par rapport à un niveau national et régional(9). Ils se répartissent en 4 groupes.

-Graphique

VALEUR AJOUTEE - INVESTISSEMENT : TYPOLOGIE DES SECTEURS

Si l’on compare le positionnement(10) des secteurs d’activité régionaux au ratio moyen (VA et investissement par salarié) de chaque secteur au niveau national et au ratio moyen de l’ensemble des secteurs d’activité de Poitou-Charentes, on peut globalement répartir les activités en 3 groupes.

Dans le premier groupe, tous les secteurs ont une lisibilité nationale forte (ratios de valeur ajoutée et/ou d’investissement par salarié supérieurs à celui du secteur au niveau national) mais leur positionnement par rapport aux ratios moyens régionaux est variable. Ce sont : la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques, l’industrie du cuir et de la chaussure, l’édition-imprimerie, l’industrie textile, la métallurgie, la fabrication de machines et appareils électriques et la fabrication d’instruments de précision.

Dans le deuxième groupe, se retrouvent les secteurs forts de Poitou-Charentes : les industries extractives, l’industrie du papier-carton et l’industrie chimique, la fabrication de machines de bureau et de matériel informatique, l’industrie du caoutchouc-plastiques et l’industrie automobile.

Moyenne
nationale
Moyenne
Poitou-Charentes
VA /
salarié
Invest. /
salarié
VA /
salarié

Invest. /
salarié

Fab. d'autres prod. minéraux non métalliques        
Edition, imprimerie, reproduction        
Industrie du cuir et de la chaussure        
Industrie textile        
Fab.d'instruments de précision        
Métallurgie        
Fab. de machines et app électr.        
Autres industries extractives        
Industrie du papier et du carton        
Industrie chimique        
Fab. de mach. de bureau et de mat. infor.        
Fab d'autres matériels de transport        
Industrie de caoutchouc et des plastiques        
Industrie automobile        
Industrie de l'habillement        
Travail du bois        
Travail des métaux        
Fab. de machines et équipements        
Fab. d'équipements de communication        
Fabrication de meubles        
    Supérieur à la moyenne
  Inférieur à la moyenne


Dans le troisième groupe sont rassemblés les secteurs faibles tant par rapport aux ratios moyens régionaux qu’à ceux des secteurs au niveau national. Ce sont : l’industrie de l’habillement, le travail du bois, des métaux, la fabrication de machines et équipements, de meubles et d’autres matériels de transport.

(1) Source : INSEE. La France et ses régions. 1997.
La valeur ajoutée présentée ici est la valeur ajoutée brute créée en 1992. Elle est obtenue en faisant la différence entre la valeur de la production (d’une entreprise, d’une branche) et celle des consommations intermédiaires. Ce solde représente la nouvelle valeur créée au cours du processus de production. La valeur ajoutée totale de l’économie nationale est l’élément essentiel du PIB.
(2) Il s’agit, dans la Comptabilité nationale, des activités des services non marchands rendus par les administrations publiques et privées (la valeur ajoutée est ici la somme des rémunérations des salariés, les impôts liés à la production et la consommation de capital fixe), les ménages en tant qu’employeurs de personnel domestique salarié.
(source : INSEE).
(3) Source : INSEE Poitou-Charentes, EAE régionalisées de 1988 à 1992. La valeur ajoutée utilisée ici est la VA hors taxe.
Un changement de nomenclature d’activités est intervenu en 1993, ce qui explique la discontinuité de l’analyse.
(4) Source : SESSI et SCEES, EAE 1994 et 1995 traitements IAAT.
(5) AVERTISSEMENT : L’analyse de la participation des secteurs à la valeur ajoutée est réalisée en utilisant le ratio de valeur ajoutée par salarié de chaque secteur. Il est comparé au ratio moyen régional, tous secteurs confondus, et aux ratios de chaque secteur considéré au niveau national. Le champ industriel retenu pour calculer le ratio moyen régional exclut les secteurs industries agroalimentaires, énergie et récupération.
Les résultats obtenus sont des estimations dans la mesure où les ratios obtenus à un niveau régional concernent des établissements tandis que ceux obtenus à un niveau national concernent des entreprises. En raison de l’origine des ratios présentés, les positionnements sont des ordres de grandeur.
Les données nationales sont issues des ouvrages du Ministère de l’industrie : La situation de l’industrie, édition 1995 et 1996 (données 1994 et 1995).
(6) Source : « La France et ses régions » INSEE. édition 1997.
(7) Source : « EAE 1994 et 1995 » SESSI et SCEES, traitements IAAT. Les ratios obtenus en région s’appuient sur des données à l’établissement.
(8) Source : « EAE régionalisées » INSEE Poitou-Charentes. Les investissements correspondent à la somme des dépenses consacrées par les établissements industriels à l’acquisition ou à la création de moyens de production.
Un changement de nomenclature d’activités est intervenu en 1993, ce qui explique la discontinuité de l’analyse.
(9) AVERTISSEMENT : l’analyse des investissements des secteurs est réalisée à partir du ratio d’investissement par salarié de chaque secteur. Il est comparé au ratio moyen régional, tous secteurs confondus, et aux ratios de chaque secteur considéré au niveau national. Le champ industriel retenu pour calculer les ratios moyens régionaux exclut les secteurs industries agroalimentaires, énergie et récupération.
Les résultats obtenus sont des estimations dans la mesure où les ratios obtenus à un niveau régional concernent des établissements tandis que ceux obtenus à un niveau national concernent des entreprises. En raison de l’origine des ratios présentés, les positionnements sont des ordres de grandeur.
Les données nationales sont issues des ouvrages du Ministère de l’industrie : La situation de l’industrie, édition 1995 et 1996 (données 1994 et 1995).
(10) L’analyse des secteurs s’appuie sur les ratios présentés précédemment dans les parties « valeur ajoutée » et « investissements », c’est-à-dire les ratios d’investissement et de valeur ajoutée par salarié de chaque secteur. Ils sont comparés aux ratios moyens régionaux, tous secteurs confondus, et aux ratios de chaque secteur considéré au niveau national. Le champ industriel retenu pour calculer les ratios moyens régionaux exclut les secteurs industries agroalimentaires, énergie et récupération.
Les résultats obtenus sont des estimations dans la mesure où les ratios obtenus à un niveau régional concernent des établissements, tandis que ceux obtenus à un niveau national concernent des entreprises.
Les données nationales sont issues des ouvrages du Ministère de l’industrie : La situation de l’industrie, édition 1995 et 1996 (données 1994 et 1995).
Source des données régionales : SESSI, EAE 1994 et 1995 traitements IAAT.

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