| 
 |
RÉFÉRENTIELS
RÉGIONAUX > Le panorama de l'industrie |
 |
TISSU INDUSTRIEL : Innovation
- Recherche et développement
Poitou-Charentes compte environ 500 chercheurs réalisant des
travaux de Recherche et développement (R&D) en entreprises(1).
Avec 1,7 % du potentiel de chercheurs national, hors Ile-de-France
(hIdF), la région tient la 18e position des régions
françaises (hIdF).
Les entreprises exécutent des travaux de R&D représentant
des dépenses(2) (DIRD) de 650 MF, soit 1,3 % des dépenses
réalisées par les entreprises françaises (hIdF).
Ces DIRD ne représentent quenviron 4,1 du PIB
régional(3), ce qui place la région, comme pour le nombre
de chercheurs, au 18e rang national (hIdF).
| |
DIRD /
PIB
(estimations %) |
| Poitou-Charentes |
4,1 |
| moyenne France (hldf) |
10,3 |
Les entreprises régionales réalisent des recherches
dans toutes les branches, à lexception des industries
extractives. Comparé à la répartition des chercheurs
et des DIRD observées dans les branches de recherche en France
(hIdF), Poitou-Charentes se distingue par sa plus forte concentration
dans 2 branches : la construction électrique
et électronique(4) et lindustrie
chimique(5) (81 % des chercheurs et 38 % de la DIRD de Poitou-Charentes
contre respectivement 69 % et 46 % pour la France (hIdF)). Ces 2 branches
de recherche bénéficient en région de la présence
détablissements de grandes entreprises ou groupes (Schneider
Electric, Sextant Avionique, Schlumberger, Saft, Rhône-Poulenc,
Leroy-Somer, le groupe Heuliez, Aigle International, La Roche-Posay,
etc.).
Les groupes : siège du potentiel de R&D
Tout comme en France, la R&D des entreprises de Poitou-Charentes
est exécutée majoritairement par les groupes. Cependant,
ces derniers ne tiennent pas, dans ce domaine, une place aussi prépondérante
quen France. Ils ne concentrent que :
- 66 % du montant de la DIRD des entreprises en Poitou-Charentes contre
75 % en moyenne en France (hIdF) ;
- 54 % des chercheurs des entreprises de Poitou-Charentes contre 63
% en moyenne pour la France (hIdF).
Les PME, de leur côté, exécutent 24 % de la DIRD
des entreprises et regroupent 34 % des chercheurs. Cette importance
est à mettre en relation avec la place quelles tiennent
dans le tissu structurel industriel régional et aux mesures
fiscales en faveur de la recherche mise en place en 1983 avec notamment
le crédit dimpôt-recherche. Des
investissements de R&D modestes par rapport au profil national
Les efforts de recherche réalisés par les entreprises
de Poitou-Charentes peuvent être mesurés grâce
au ratio DIRD par chercheur. Leffort de R&D moyen régional
atteint 1,2 MF/chercheur contre 1,6 MF/chercheur en moyenne pour les
entreprises françaises (hIdF). Tous les ratios par branche
des entreprises de Poitou-Charentes sont inférieurs à
ceux enregistrés en moyenne par les entreprises françaises
(hIdF). Cependant, Poitou-Charentes est relativement proche du profil
national moyen dans 4 domaines :
- matériel de transport (2,3 MF/chercheur) ;
- agriculture et agroalimentaire (1,35 MF/chercheur) ;
- travail des métaux et machines et équipements mécaniques
(1,3 MF/chercheur) ;
- construction de matériel électrique et électronique.
Le crédit
dimpôt-recherche : une mesure fiscale peu utilisée
Le crédit-impôt-recherche (CIR), mesure dallègement
fiscal appliquée sur laugmentation des dépenses
en R&D des entreprises, est peu utilisée en Poitou-Charentes.
En 1996, 65 entreprises ont bénéficié du CIR
pour un montant de 14,2 MF, soit 1,15 % du total France (hIdF et DOM-TOM).
Les entreprises éligibles à ces mesures fiscales appartiennent
majoritairement aux secteurs de la construction automobile, des plastiques,
des industries agroalimentaires et du matériel de précision.
Linnovation
en Poitou-Charentes Poitou-Charentes
dépose peu de demandes de brevets
Entre 1987 et 1998, environ 1 500 demandes de brevets ont été
déposées en Poitou-Charentes(6), soit 1,1 % des demandes
effectuées au niveau national. La Charente-Maritime et la Vienne
sont à lorigine de la majorité des dépôts
de demandes de brevets.
La forte présence de sièges sociaux hors de la région
et notamment en Ile-de-France, induit une sous-évaluation du
nombre de dépôts de demandes de brevets. LINPI
estime que les chiffres de Poitou-Charentes peuvent être multipliés
par 1,5.
Poitou-Charentes comme la plupart des régions françaises,
excepté lIle-de-France, la Provence-Alpes-Côte
dAzur et le Limousin, concentre majoritairement ses dépôts
de demandes de brevets dans quelques domaines technologiques : la
fabrication de machines et mécanique, et les équipements
de consommation-BTP. En 1997, sur les 140 demandes de brevets déposées
(19e rang français), près de la moitié concerne
lingénierie médicale, le matériel de transport,
les machines et appareils pour lagriculture et lalimentaire.
Des outils
en faveur de linnovation
Les entreprises de Poitou-Charentes disposent de plusieurs outils
daide à linnovation. LAgence nationale pour
la valorisation de la recherche (ANVAR) a accordé, en 1997,
des aides à linnovation à près de 80 entreprises
pour un montant de 36,7 MF(7). Elle est intervenue sur des projets
dinnovation et de recrutement dingénieurs, essentiellement
dans les secteurs de lagroalimentaire et des transports-manutention.
A léchelon national, lANVAR se propose dintervenir
de façon plus soutenue en faveur de linnovation en accentuant
la coopération avec les acteurs du capital-risque(8). De récentes
initiatives institutionnelles concourent à cet objectif spécifique
comme la Caisse des dépôts et consignations-Innovation,
Poitou-Charentes Innovation(9), etc. LEtat et la Région
ont mis en place des aides différentes en vue de la recherche
et du développement technologique, notamment en direction des
PME-PMI. On trouve ainsi : les conventions CORTECHS pour le recrutement
de technicien supérieur ; les conventions CIFRE ; les stages
de longue durée, projets de recherche associés à
des séjours post-doctoraux en entreprises pour de jeunes diplômés
dUniversités ou décoles supérieures.
De plus, la Cellule de valorisation de la recherche de lUniversité
de Poitiers, du CNRS et de lENSMA, vise à favoriser et
développer les relations entre la recherche publique, les jeunes
chercheurs et les entreprises.
(1) Source : Ministère de léducation nationale,
de lenseignement supérieur et de la recherche (MENESR).
Atlas régional de la recherche et de la technologie : indicateurs
cartographiques et commentaires. Paris : La Documentation française,
1996. 207p. Les données présentées dans le texte
sont datées de 1993.
La R&D des entreprises est classée daprès
lactivité déclarée des travaux de R&D.
On trouvera donc ici aussi bien des entreprises industrielles déclarant
effectuer elles-mêmes des activités de R&D que des
entreprises tertiaires de R&D.
(2) Les dépenses mentionnées ici correspondent à
des dépenses intérieures de R&D, cest-à-dire
à lensemble des travaux de R&D exécutés
sur le territoire considéré, quelle que soit lorigine
du financement (institutionnelle ou privée, française
ou étrangère).
(3) Source : INSEE. La France des régions. 1997. Le PIB est
daté de 1992.
(4) Dans la nomenclature retenue par le MENESR, il sagit précisément
de matériel électrique et électronique, instruments
médicaux, de précision, optique et horlogerie.
(5) Dans la nomenclature retenue par le MENESR, il sagit précisément
de raffinage de produits pétroliers, chimie de base, agrochimie,
pharmacie, parachimie, fibres artificielles et synthétiques,
caoutchouc, matières plastiques, verre, matériaux de
construction.
(6) Source : INPI. Le dénombrement sappuie sur ladresse
de la personne physique ou morale ayant déposé le brevet,
cest-à-dire soit linventeur, soit létablissement
ou lentreprise où a été réalisée
linvention.
(7) Source : ANVAR
(8) Source : Les Echos, 28 janv. 1998. LANVAR veut accentuer
son influence financière sur les PME.
(9) Sources : Le Figaro, 24 avril 1998. 600 millions de francs pour
le capital-risque.
Les Echos, 7 mai 1998. La région Poitou-Charentes crée
une nouvelle société de capital-risque.
Pour découvrir l'ensemble des documents
liés au panorama de l'industrie, utilisez le sommaire du menu
de droite. |
|
|