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RÉFÉRENTIELS
RÉGIONAUX > Le panorama de l'industrie |
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PRINCIPAUX SECTEURS : Industries
du textile, de l'habillement, du cuir et de la chaussure
CHIFFRES CLES
8,2 % des effectifs industriels régionaux (7 810 salariés)
5 % des établissements industriels régionaux
(449 établissements) 5,5 % de la valeur ajoutée
industrielle régionale (182 200 F/an/salarié)
1,4 % des investissements industriels régionaux (12 400 F/an/salarié)
6,9 % de la rémunération industrielle régionale
(95 800 F/an/salarié) Salariés
et établissements
Avec 7 810 salariés(1), les industries du secteur textile-habillement,
cuir-chaussures(2) emploient 2,6 % des effectifs nationaux de cette
activité. Au plan régional, elles occupent 8,2 % des
effectifs salariés industriels ce qui confère au Poitou-Charentes
un cfficient de spécialisation(3) conforme au niveau
national. Cependant, des différenciations sectorielles se distinguent.
Le secteur du cuir et de la chaussure, avec un cfficient de
spécialisation de 1,8 apparaît surreprésenté,
celui de l'industrie textile (0,6) est en revanche sous-représenté
dans la région.
Entre 1987 et 1996, les réductions d'effectifs du secteur ont
été moins accusées en région qu'en France
(-30,6 % contre -35,6 %). Des disparités apparaissent au niveau
départemental : les Deux-Sèvres et la Vienne (respectivement
2 945 et 1 570 sala-riés en 1996) perdent plus de 33 % de leurs
effectifs en 9 ans. Pour les autres départements, la baisse
est respectivement de 26,2 % en Charente et de 16 % en Charente-Maritime.
Ce phénomène touche toutes les activités de ce
secteur. L'industrie de l'habillement a perdu de façon constante
depuis 1987, 42 % de ses effectifs, l'industrie textile et le secteur
du cuir ont, en moyenne, divisé leurs effectifs par trois pendant
la même période.
| Effectif salarié |
au 31-12-87 |
au 31-12-96 |
| Charente |
3 765 |
2 780 |
| Charente-Maritime |
615 |
515 |
| Deux-Sèvres |
4 520 |
2 945 |
| Vienne |
2 360 |
1 570 |
| Poitou-Charentes |
11 260 |
7 810 |
Les industries du secteur textile-habillement, cuir-chaussures concernent
près de 449 établissements(4) en Poitou-Charentes, soit
5 % des établissements industriels picto-charentais (artisanat
compris). Elles sont caractérisées par limportance
de lartisanat (62 % des établissements) dans les métiers
de la fabrication de vêtements féminins sur mesure et
d'articles de voyage et de maroquinerie.
Hors artisanat, les industries du secteur textile-habillement, cuir-chaussures
concernent 171 établissements, soit 5,4 % des établissements
de type industriel de la région. Environ 1 établissement
sur 2 compte moins de 20 salariés ; environ 20 sur les 171
comptent plus de 200 salariés.
Le département des Deux-Sèvres accueille 40 % des établissements
industriels et la moitié des établissements de plus
de 20 salariés du secteur.
| Nombre d'établissements |
Hors
champ artisanal |
Champ
artisanal |
Total |
| Charente |
38 |
75 |
113 |
| Charente-Maritime |
29 |
95 |
124 |
| Deux-Sèvres |
69 |
48 |
117 |
| Vienne |
35 |
60 |
95 |
| Poitou-Charentes |
171 |
278 |
449 |
Données
financières
La valeur ajoutée moyenne annuelle(5)
de l'industrie textile-habillement, cuir-chaussures représente
5,5 % de la valeur ajoutée industrielle régionale soit
un montant moyen annuel de 1,4 milliard de francs. Le secteur du cuir
et de la chaussure, qui s'est orienté vers des produits haut
de gamme, dégage une valeur ajoutée de 212 200 F/an/salarié,
l'habillement 145 300 F/an/salarié et le textile 204 000 F/an/salarié.
Les investissements moyens annuels(6)
des établissements de l'industrie textile-habillement, cuir-chaussures
représentent 97 millions de francs, soit 1,4 % des investissements
industriels régionaux. L'investissement moyen annuel par salarié
est de 12 400 F contre 32 300 F au niveau régional hors énergie.
Les secteurs du textile (23 600 F/an/salarié), du cuir et de
la chaussure (13 400 F/an/salarié) présentent des investissements
plus importants que le secteur de l'habillement (5 100 F/an/salarié).
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Valeur
ajoutée
par salarié (MF)
1994-1995 |
Investissements
par salarié (MF)
1994-1995 |
| Poitou-Charentes(7) |
182,8 |
12,4 |
| France(7) |
214,9 |
17,4 |
Le montant moyen annuel des rémunérations(8)
sélève à 750 millions de francs, soit 95
800 F/salarié. Le secteur de l'habillement, essentiellement
constitué d'industrie de main d'uvre apparaît comme
le moins rémunérateur avec 85 700 F/an/salarié.
Les activités liées au textile et au travail du cuir
atteignent des rémunérations de plus de 100 000 F/an/salarié.
Textile
: concentration de l'activité en Charente
Cette activité concerne 24 établissements de moins de
20 salariés de secteurs spécifiques tels que la préparation
de la laine, la fabrication d'articles textiles, d'emballages, de
bâches, stores.... Ces petits établissements se localisent
essentiellement dans le département de la Charente-Maritime.
Parmi les 14 établissements de plus de 20 salariés,
8 sont installés dans le département de la Charente,
souvent dans des communes de petite taille. Ils sont, du reste, les
plus importants en termes d'effectifs. Il s'agit des 3 établissements
Silac-La Chaignaud qui emploient plus
de 100 salariés à Saint-Projet-Saint-Constant (commune
de 842 habitants en 1990), de 250 à 500 salariés à
Mornac et plus de 500 salariés à La Rochefoucauld. La
« Compagnie feutres pour papeteries,
tissus industriels » qui compte plus de 200 salariés,
est installée sur la commune du Gond-Pontouvre.
Aérazur, installée à
Cognac, compte entre 250 et 500 salariés. Cette entreprise
est spécialisée dans la fabrication de matériel
de sécurité pour laéronautique (toboggans,
flottabilité pour hélicoptère, combinaisons de
survie).
Ce sont de gros établissements qui ont diversifié leur
activité en lien avec l'industrie locale. L'entreprise Silac-La
Chaignaud, après son rachat par le groupe industriel
Amkey en 1995, s'est spécialisée dans la production
de garnitures intérieures pour l'automobile (PSA et Renault
dans un premier temps puis VAG et BMW après des accords avec
des équipementiers allemands) et dans la fabrication de textiles
à haute valeur ajoutée, notamment de tissus polaires
pour les fabricants Salomon et Guy Cotten. Elle diversifie ainsi sa
production au départ orientée vers la fabrication de
tissu et caoutchouc pour articles chaussants. L'entreprise vient de
passer un accord avec l'entreprise italienne RES pour la création
d'un centre de recherche destiné à l'élaboration
de textiles et matériaux nouveaux pour les industries de la
chaussure et de l'habillement sportif(9). Habillement
: un secteur en restructuration
Sur 93 établissements régionaux, 48 comptent moins de
20 salariés. Ils représentent le quart des petites unités
du secteur textile, habillement, cuir-chaussures et se répartissent
à 40 % dans les Deux-Sèvres. Les établissements
de plus de 20 salariés se concentrent à 78 % dans le
Poitou avec 25 établissements en Deux-Sèvres et 10 dans
la Vienne. C'est également dans ces deux départements
que sont installées les plus grosses unités.
C'est une industrie fortement implantée dans le milieu rural
: dans la Vienne, 3 établissements parmi les 10 plus importants
sont dans des communes de moins de 8 000 habitants (Lusignan, La Trimouille,
Mazerolles, Saint-Savin, Loudun).
Les Deux-Sèvres offrent la plus grande variété
de production régionale de ce secteur (vêtements pour
hommes, femmes et enfants, vêtements en cuir, vêtements
de travail, lingerie). Concentration
de l'industrie de la mode en Nord Deux-Sèvres
Sur les 45 établissements régionaux de plus de 20 salariés,
25 sont localisés dans les Deux-Sèvres et plus particulièrement
dans le bocage bressuirais, constituant la continuité du bassin
choletais, premier pôle industriel de la mode au niveau national.
Le tissu industriel régional se caractérise par la présence
d'entreprises familiales implantées depuis plusieurs décennies.
Confrontée à la mondialisation des échanges,
la profession se structure et présente des initiatives originales.
C'est ainsi que 17 établissements des Deux-Sèvres (15
entreprises bocaines et 2 niortaises) employant plus de 1 500 personnes
dans le bassin d'emploi qui les entoure se structurent en association(10),
dans le but d'échanger leur savoir-faire technologique (découpe
laser des pièces de tissu par exemple), de partager leurs compétences
et parfois leurs clients pour asseoir le poids de leur secteur sur
leur territoire.
Ce secteur est fortement lié au bassin choletais(11), spécialisé
dans la fabrication de vêtements de marque pour enfants et associé
à de grandes entreprises nationales ou multinationales.
Un contexte
difficile ancien
L'industrie de l'habillement s'inscrit dans un environnement concurrentiel
très élargi depuis 1970 dont elle enregistre les premiers
effets dès 1986, année qui constitue pour le Ministère
la date charnière attestant de la recomposition de la profession.
Une étude du Secrétariat d'Etat à l'Industrie(12)
analyse ce secteur et met l'accent sur l'externalisation des activités.
Les entreprises françaises deviennent de plus en plus des donneurs
d'ordre et confient la fabrication à des façonniers,
souvent étrangers dans un souci de réduction des coûts(13).
Conjugué à la fin du plan d'allègement des charges,
ce phénomène accuse les difficultés de compétitivité
des prix des entreprises françaises. La qualité à
travers l'information et la protection du consommateur, le contrôle
des importations, la valorisation du textile à l'exportation,
la revalorisation des métiers, la recherche et l'innovation
devient une des priorités de cette industrie.
En 1997, la balance commerciale nationale enregistre une hausse de
13 % des importations et de 4 % des exportations(12) soit un déficit
commercial de 14 milliards de francs. Cuir-chaussures
: un secteur touché par les délocalisations
Cette activité occupe 29 des 171 établissements du secteur
textile-habillement, cuir-chaussures. Les 2/3 des unités de
production ont moins de 20 salariés. Ces petites unités
sont surtout localisées en Deux-Sèvres qui regroupent
par ailleurs 10 des 21 établissements de plus de 20 salariés.
Ces derniers, qui ne dépassent pas 100 salariés sont
implantés essentiellement dans les communes rurales du bassin
d'emploi bressuirais.
Les plus gros établissements de ce secteur sont implantés
en Charente et dans la Vienne. Contrairement aux entreprises familiales
du nord Deux-Sèvres, ce sont des établissements appartenant
à des groupes industriels d'importance : Aigle(14)
et Rondinaud. Ce dernier réalise
10 % de son chiffre d'affaires avec trois de ses licences correspondant
à de grandes marques Barbie, Chipie et Cardin. Aigle, filiale
du groupe Hutchinson, leader européen de la botte en caoutchouc,
a diversifié sa production en développant le secteur
vêtements et chaussures de plein air pour compenser la baisse
de son activité traditionnelle.
Les industriels envisagent des délocalisations entraînant
des abaissements de coût de main d'uvre d'autant plus
que les pays de l'Est sont demandeurs de contrats de sous-traitance(15).
(1) Source : UNEDIC-IERS. Données au 31 décembre 1996.
(2) Le secteur « textile-habillement, cuir-chaussure »
est un regroupement des secteurs « industrie textile »,
« industrie de l'habillement » et « industrie du
cuir et de la chaussure » (divisions 17, 18 et 19 de la NAF
60) définis par lINSEE.
(3) Le cfficient de spécialisation correspond au rapport
(à une date donnée) entre le poids relatif du secteur
en région (calculé ici en fonction du nombre de salariés
par rapport au total des salariés dans la région) et
le poids relatif du même secteur dans l'économie nationale.
Un secteur est considéré comme surreprésenté
quand son cfficient de spécialisation est supérieur
à 1,10 en fin d'année 1996. Un secteur est considéré
comme sous-représenté quand le cfficient de spécialisation
est inférieur à 0,75 en fin d'année 1996.
(4) Source : INSEE, fichier Sirène juillet 1997.
(5) La valeur ajoutée présentée ici est issue
du traitement statistique des données des enquêtes annuelles
dentreprises (EAE) de plus de 20 salariés (industries
hors IAA) enquêtées par le Ministère de lindustrie.
La valeur ajoutée est une estimation de la valeur ajoutée
hors taxe obtenue à partir dun calcul des variables décrites
dans les comptes de résultat de chaque entreprise selon la
méthode préconisée par le SESSI. La valeur ajoutée
hors taxe créée en région est calculée
au prorata des rémunérations des établissements
régionaux. Données moyennes annuelles 1994-1995.
(6) Données moyennes annuelles 1994-1995. La moyenne 1994-1995
des investissements par an et par salarié, énergie comprise,
sélève à 82 100 F.
(7) AVERTISSEMENT : Les résultats obtenus sont des estimations
dans la mesure où les ratios obtenus à un niveau régional
concernent des établissements tandis que ceux obtenus à
un niveau national concernent des entreprises. En raison de lorigine
des ratios présentés, les positionnements sont des ordres
de grandeur.
Les données nationales sont issues des ouvrages du Ministère
de lindustrie : La situation de lindustrie, édition
1995 et 1996 (données 1994 et 1995).
(8) Données moyennes annuelles 1994-1995.
(9) Source : Les Echos, 22 septembre 1998, « Silac-La Chaignaud
s'allie à RES pour un centre de recherche en Italie ».
(10) Source : La Nouvelle République, 1 avril 1998, «
De l'union vient le salut ».
(11) Source : Fashion industries in Western France ; in « A
changing world a steady place to invest » Ouest Atlantique,
mai 1995.
(12) Source : Les Echos, 13 avril 1998 « Habillement : le déficit
commercial record pour la France ».
(13) Source : Les Echos, 21 septembre 1998 « Les industriels
français deviennent des donneurs d'ordre ».
(14) Source : Les Echos, 24 mars 1998 « Millésime 1997
record pour Aigle ».
(15) Source : Les Echos , le 20 novembre 1997 « L'industrie
française des articles chaussants n'exclut pas de délocaliser
».
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