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RÉFÉRENTIELS
RÉGIONAUX > Le panorama de l'industrie |
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PRINCIPAUX SECTEURS : Industrie
chimique et pharmaceutique
CHIFFRES CLES
3,4 % des effectifs industriels régionaux (3 295 salariés)
1,3 % des établissements industriels régionaux
(113 établissements) 4 % de la valeur ajoutée
industrielle régionale (354 000 F/an/salarié)
2,5 % des investissements industriels régionaux (57 500 F/an/salarié)
4,3 % de la rémunération industrielle régionale
(160 100 F/an/salarié) Salariés
et établissements
Avec 3 295 salariés(1), lindustrie
chimique et pharmaceutique(2) emploie 1,2 % des effectifs nationaux
du secteur. Au plan régional, elle occupe 3,4 % des effectifs
salariés industriels de la région, ce qui lui confère
un faible cfficient(3) de spécialisation (0,5).
Entre 1987 et 1996, lindustrie chimique et pharmaceutique a
perdu près de 11 % de ses effectifs, soit 390 salariés.
Seuls, les départements de la Charente et de la Charente-Maritime
ont été touchés, perdant respectivement 30 %
et 22 % de leurs emplois. Les Deux-Sèvres ont vu le nombre
de salariés augmenter de 22 % tandis que la Vienne stabilisait
ses effectifs.
| Effectif salarié |
au 31-12-87 |
au 31-12-96 |
| Charente |
1 035 |
720 |
| Charente-Maritime |
1 270 |
995 |
| Deux-Sèvres |
795 |
970 |
| Vienne |
585 |
610 |
| Poitou-Charentes |
3 685 |
3 295 |
Lindustrie chimique et pharmaceutique compte 113 établissements(4),
soit 1,3 % des établissements industriels de la région
(artisanat compris).
Lartisanat représente presque le tiers des établissements.
Hors champ artisanal, lindustrie chimique et pharmaceutique
concerne 78 établissements, soit 2,5 % des établissements
de type industriel de la région.
| Nombre d'établissements |
Hors
champ artisanal |
Champ
artisanal |
Total |
| Charente |
20 |
8 |
28 |
| Charente-Maritime |
23 |
14 |
37 |
| Deux-Sèvres |
14 |
7 |
21 |
| Vienne |
21 |
6 |
27 |
| Poitou-Charentes |
78 |
35 |
113 |
Données
financières
La valeur ajoutée moyenne annuelle(5)
créée par lindustrie chimique et pharmaceutique
représente 4 % de la valeur ajoutée industrielle régionale,
soit un montant de 1 milliard de francs. La valeur ajoutée
annuelle par salarié est de 354 000 F. Les
investissements moyens annuels(6) de lindustrie chimique
représentent 170 millions de francs, soit 2,5 % des investissements
industriels régionaux. Linvestissement moyen par salarié
est de 57 500 F contre 32 300 F pour le total des industries de la
région, hors énergie. Il atteint 75 800 F/an/salarié
pour lindustrie chimique de base.
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Valeur
ajoutée
par salarié (MF)
1994-1995 |
Investissements
par salarié (MF)
1994-1995 |
| Poitou-Charentes(7) |
354,0 |
57,5 |
| France(7) |
534,4 |
61,6 |
Le montant moyen annuel des rémunérations(8)
de ce secteur sélève à 474 millions de
francs, soit 4,3 % des rémunérations perçues
dans lindustrie régionale. Un salarié perçoit
un revenu annuel moyen de 160 100 F contre 129 700 F pour le total
des industries de la région.
LOuest français, bien que peu représenté
sur la scène internationale de la filière chimique,
compte quelques entreprises de poids dans la région : Rhodia,
les laboratoires pharmaceutiques Boiron et
La Roche-Posay, Arizona Chemical SA.
La démarche qualité est très prégnante
dans le secteur. Un certain nombre dentreprises a obtenu la
certification ISO 9001 : Texel, Arizona Chemical
SA (un des leaders du marché pour la fourniture des
résines pour adhésifs, chewing-gum et encres) Blancomme-Atlantique
(dont létablissement de Thouars constitue un des 4 sites
de production en France spécialisé dans la production
de peinture en poudre), Rhodia, Ioltech
(fabricant dimplants intra-oculaires, installé à
La Rochelle qui a mis au point un nouveau produit qui devrait prendre
une place importante sur le marché des collyres). Cette dernière
possède lexclusivité mondiale de ce procédé
et dépose une demande de brevets pour la propriété
industrielle(9). Une
industrie de groupes
Le regroupement des entreprises est une des conditions nécessaires
à la survie des groupes français : « lindustrie
pharmaceutique française, trop petite face aux géants
qui cherchent encore à gagner en taille en fusionnant, ne peut
plus rester isolée. »(10)
Lindustrie pharmaceutique française repose sur lexistence
de 3 grands groupes : Rhône-Poulenc, Sanofi et Synthélabo.
Ils ne disposent pas de la taille critique pour faire face aux géants
européens ou américains(11).
La vague de fusion qui agite lindustrie pharmaceutique mondiale
depuis 5 ans touche aujourdhui les groupes français.
Plusieurs causes à cela : le durcissement par les différents
gouvernements du monde entier de leur politique de santé, le
coût de plus en plus élevé de la recherche pharmaceutique
et la nécessité dêtre présent dans
la compétition mondiale.
Rhône-Poulenc associé à lallemand Hchst
constitue le second groupe mondial du secteur. Cette fusion donne
ainsi naissance à un groupe numéro un ou deux mondial
de la pharmacie (au même rang que laméricain Merck)
et leader de lagrochimie. Avec près de 14 milliards de
francs, son budget de recherche-développement dépassera
de presque un tiers celui du groupe le plus important du monde (le
britannique Glaxo-Wellcome). Sanofi (groupe Elf) et Synthélabo
(LOréal) pourraient fusionner pour renforcer leur position
en Europe(12).
En Poitou-Charentes, 3 usines appartiennent au groupe Rhodia,
filiale chimique de Rhône-Poulenc qui en contrôle 70 %
du capital : Rhodia à Melle et La Rochelle, Texel
à Dangé-Saint-Romain.
Rhodia, filiale chimique de Rhône-Poulenc
à Melle compte 450 salariés et produit 48 000 tonnes
dadditifs de haute performance pour la parfumerie et lagroalimentaire(13).
Quarante millions de francs dinvestissements ont été
décidés pour augmenter de 20 % la production de gomme
xanthane, une des spécialités de lusine, utilisée
surtout dans lindustrie alimentaire.
La division rochelaise appartient à la division chimie fine
du groupe. Les terres rares sont produites à partir de minéraux
achetés en Chine ; elles trouvent leur utilisation dans loptique,
lélectronique, les plastiques, lenvironnement à
travers la production de composés entrant dans les pots catalytiques.
Texel, à Dangé-Saint-Romain
fait de la recherche et développement portant essentiellement
sur la microbiologie notamment dans lindustrie agroalimentaire.
90 % de lactivité concerne la transformation du lait
et 8 % lindustrie de transformation de la viande.
Les laboratoires de recherche
se structurent en réseau pour une plus grande compétitivité
Le pôle chimie-pharmacie est riche de formation, de recherche
et dappuis technologiques aux entreprises.
Dans le contexte de mise en réseau du secteur de la recherche
par les groupes pharmaceutiques, le Cerep
(Centre détude et de recherche pharmaceutique) à
Celle-Levescault, présent dans la chimie combinatoire et le
criblage de substances actives à haut débit et ExonHit
Therapeutics, spécialisé dans lanalyse
qualitative des gènes vont collaborer sur plusieurs programmes
: la mise au point dun outil de prédiction de toxicité
des molécules, lidentification de « cibles »
dans les maladies neurodégénératives et la découverte
de nouveaux médicaments capables dagir sur ces cibles.
Le Cerep aura des droits exclusifs sur deux gènes et ExonHit
pourra utiliser la plate-forme technologique du Cerep pour trouver
des composés actifs sur certaines cibles quil aura sélectionnées(14).
De même, Ianesco Chimie (Institut
danalyses et dessais du Centre Ouest) est issu de la fusion
du CRITT Chimie et du laboratoire Ianesco. Sappuyant sur les
compétences du laboratoire de chimie de leau et de lenvironnement,
le laboratoire est devenu une référence européenne
et mondiale (2 000 clients en France et en Europe) dans les secteurs
des emballages et des matériaux au contact des aliments(15).
Les groupes Péchiney, Danone, Rhône-Poulenc, Téfal,
SEB, les entreprises régionales Comptoir de la confiserie,
barettes Delsol, emballage Richard Laleu... utilisent déjà
ses compétences(16). Lobtention du statut de CRT(17)
en mars 1998 lui donne la possibilité daccroître
ses compétences en particulier en direction des PME-PMI pour
lesquelles il pourra réaliser des travaux dans le domaine de
la pollution. Il participera au projet de plate-forme de leau
qui fera de la recherche sur les eaux souterraines et potables, les
procédés innovants de traitement des effluents industriels
en vue de leur réutilisation et les eaux de santé(18).
Des entreprises
chimiques anciennes sur des créneaux porteurs
Le Groupe Angibaud, dont lentreprise
mère a été créée en 1877 à
La Rochelle est spécialisée dans trois métiers
principaux : les engrais organiques et les amendements, les supports
de culture et les engrais hydro-solubles, les effluents liquides et
pâteux dorigine industrielle et urbaine. Il existe trois
sites de production dans louest : Vairé, Saint-Jean-dAngély
et La Rochelle. Ce dernier site est la principale filiale de lentreprise.
Il regroupe la production de guano de poisson, le siège de
lentreprise et le laboratoire de recherche et développement
pour lequel lentreprise consacre 5 % de son chiffre daffaires.
Cette entreprise exporte 11% de sa production dans 17 pays(19).
Avel, fabricant charentais de cirage,
a découvert un nouveau procédé qui devrait être
mis sur la marché fin 1998. Cette entreprise est une des seules
à ne pas être absorbée par un grand groupe. Spécialisée
dans la fabrication de cirages pour le marché de luxe (60 %
de la production), lentreprise fabrique également des
produits dentretien. Lexportation constitue un des axes
de développement de la société dont 25 % des
produits sont vendus dans le monde entier(20). Des
laboratoires pharmaceutiques nés dinitiatives locales
bien implantés sur le territoire
Rivadis est un laboratoire pharmaceutique
français créé en 1971 qui conçoit, fabrique
et distribue des produits dhygiène, de soins, de dermo-cosmétique
et de désinfection. Le laboratoire compte 125 salariés.
La division médicale a obtenu la certification ISO 9002. Trente
nouveaux produits sont commercialisés chaque année.
Le laboratoire de la Roche Posay, propriété du groupe
LOréal depuis 1989, envisage un rapprochement avec Phas
(autre firme fabriquant des produits de maquillage, de soin du visage
et des yeux) dans le but de renforcer lassise européenne
de lentreprise et bénéficier dune extension
de catalogue(21).
(1) Source : UNEDIC-IERS. Données au 31 décembre 1996.
(2) Lindustrie chimique et pharmaceutique correspond à
la division 24 de la NAF 60 de lINSEE.
(3) Le cfficient de spécialisation correspond au rapport
(à une date donnée) entre le poids relatif du secteur
en région (calculé ici en fonction du nombre de salariés
par rapport au total des salariés dans la région) et
le poids relatif du même secteur dans léconomie
nationale.
(4) Source : INSEE, fichier Sirène juillet 1997.
(5) La valeur ajoutée présentée ici est issue
du traitement statistique des données des enquêtes annuelles
dentreprises (EAE). Elles sont réalisées auprès
des entreprises de plus de 20 salariés (industries hors IAA)
pour celles enquêtées par le Ministère de lindustrie.
La valeur ajoutée est une estimation de la valeur ajoutée
hors taxe obtenue à partir dun calcul des variables décrites
dans les comptes de résultat de chaque entreprise selon la
méthode préconisée par le SESSI. La valeur ajoutée
hors taxe créée en région est calculée
au prorata des rémunérations des établissements
régionaux. Données moyennes 1994-1995.
(6) Données moyennes 1994-1995. La moyenne 1994-1995 des investissements
par an et par salarié, énergie comprise, sélève
à 82 100 F.
(7) AVERTISSEMENT : Les résultats obtenus sont des estimations
dans la mesure où les ratios obtenus à un niveau régional
concernent des établissements tandis que ceux obtenus à
un niveau national concernent des entreprises. En raison de lorigine
des ratios présentés, les positionnements sont des ordres
de grandeur.
Les données nationales sont issues des ouvrages du Ministère
de lindustrie : La situation de lindustrie, édition
1995 et 1996 (données 1994 et 1995).
(8) Données moyennes 1994-1995.
(9) Source : Les Echos, 13 février 1998 « Ioltech va
révolutionner le marchés des collyres ».
(10) Source : Le Monde, le 19 novembre 1998 « La nécessité
de fusionner simpose à lindustrie pharmaceutique
française ».
(11) Source : Les Echos, le 16 avril 1998, « Quel avenir pour
lindustrie pharmaceutique française ».
(12) Source : Les Echos, le 30 novembre 1998 « Rhône-Poulenc-Hchst
: la fusion dans les sciences de la vie est décidée
aujourdhui ».
(13) Source : Le Courrier de lOuest, 2 octobre 1998, «
Mariage école-entreprise à Melle : la bonne formule
chimique ».
(14) Source : Les Echos, vendedi 27 et samedi 28 novembre 1998, «
Biotechnologies : les groupes pharmaceutiques mettent leur recheche
en réseau ».
(15) Source : Centre Presse, 17 novembre 1998 « Des locaux communs
».
(16) Source : La Charente Libre, 27 novembre 1998, « Ianesco
chimie plus proche des PME ».
(17) CRT : Centre de ressources technologiques.
(18) Source : La Nouvelle République, 17 novembre 1998 «
Ianesco chimie sagrandit ».
(19) Source : « La chimie et la pharmacie dans louest
», Chambres syndicales régionales des industries chimiques,
septembre 1998.
(20) Source : La tribune, le 24 juin 1998 « Le charentais Avel
invente le cirage à rayures ».
(21) Source : La Nouvelle République, le 1 décembre
1998, « Des décisions très « urticantes
»
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