logo SIR
Système d'information régional
Territoires Thèmes Accueil Agenda   Recherche documentaire Contact
   

Industrie

RÉFÉRENTIELS RÉGIONAUX > Le panorama de l'industrie

PRINCIPAUX SECTEURS : Métallurgie-travail des métaux

CHIFFRES CLES

• 9,2 % des effectifs industriels régionaux (8 790 salariés)
• 8,6 % des établissements industriels régionaux (765 établissements)
• 6 % de la valeur ajoutée industrielle régionale (257 200 F/an/salarié)
• 2,3 % des investissements industriels régionaux (26 700 F/an/salarié)
• 7 % de la rémunération industrielle régionale (126 000 F/an/salarié)

Salariés et établissements

Avec 8 785 salariés(1), la métallurgie-travail des métaux(2) emploie 1,6 % des effectifs nationaux. Elle occupe, au plan régional, 9,2 % des effectifs salariés industriels, ce qui confère au Poitou-Charentes un faible cœfficient de spécialisation(3) (0,6).

Entre 1987 et 1996, les effectifs salariés ont augmenté de 16 %, soit un gain d’environ 1 200 emplois. Cette croissance s’explique en partie par l’entrée dans le secteur d’entreprises ayant changé leur code dans la nomenclature d’activités. Un tiers de ces effectifs est employé dans la Vienne, mais la croissance profite surtout au département de Charente-Maritime (+44 %) et à celui des Deux-Sèvres (+38 %). Sur cette même période, en France, cette industrie connaissait une diminution de -12 %.

Effectif salarié au 31-12-87 au 31-12-96
Charente 1 345 1 430
Charente-Maritime 1 310 1 880
Deux-Sèvres 1 640 2 265
Vienne 3 290 3 210
Poitou-Charentes 7 585 8 785


La métallurgie-travail des métaux compte 765 établissements(4), soit 8,6 % des établissements industriels de la région (artisanat compris).

L’artisanat représente 7 établissements sur 10. Un tiers d’entre eux est répertorié dans le domaine de la mécanique générale.

Hors champ artisanal, le secteur de la métallurgie-travail des métaux concerne 219 établissements, soit 6,9 % des établissements de type industriel de la région. Cette industrie est caractérisée par la petite taille des unités : 87 % des établissements ont moins de 50 salariés.

Nombre d'établissements Hors
champ artisanal
Champ
artisanal

Total

Charente 49 118 167
Charente-Maritime 57 183 240
Deux-Sèvres 45 126 171
Vienne 68 119 17
Poitou-Charentes 219 546 765


Données financières

La valeur ajoutée moyenne annuelle(5) créée dans la métallurgie-travail des métaux représente 6 % de la valeur ajoutée industrielle régionale, soit un montant de 1,5 milliard de francs. La valeur ajoutée moyenne annuelle par salarié est de 257 200 F (292 500 F pour la métallurgie et 241 400 F pour le travail des métaux).

Les investissements moyens annuels(6) de la métallurgie-travail des métaux représentent 162 millions de francs (89 millions pour le travail des métaux), soit 2,3 % des investissements industriels régionaux. L’investissement moyen annuel par salarié est de 26 700 F (38 900 F dans la métallurgie et 21 200 F pour le travail des métaux). Rappelons que pour le total des industries de la région hors énergie, ce montant est de 32 300 F/an/salarié.

  Valeur ajoutée
par salarié (MF)
1994-1995
Investissements
par salarié (MF)
1994-1995
Poitou-Charentes(7) 257,2 26,7
France(7) 435,5 40,3


Le montant moyen annuel des rémunérations(8) de ce secteur s’élève à 767 millions de francs, soit 7 % des rémunérations perçues dans l’industrie régionale. Un salarié perçoit un revenu annuel moyen de 126 000 F contre 129 700 F pour le total des industries de la région.

La métallurgie sous la domination des groupes

Sur les 3 établissements industriels de plus de 200 salariés, 2 exercent une activité de fonderie de fonte. Ce sont les Fonderies du Poitou et CFFC.

Les Fonderies du Poitou, filiale de Renault, sont implantées à Ingrandes-sur-Vienne près de Châtellerault depuis dix-huit ans. Elles emploient aujourd’hui plus de 800 personnes et sont le premier employeur industriel du département. Spécialisées dans la production de carters en fonte et de culasses en aluminium, elles ont investi dans un atelier prototype qui se complète par une activité de recherche et développement en croissance. L’établissement met au point de nouveaux process et investit 80 millions de francs pour utiliser une nouvelle technique de production : le forgeage liquide. Ce procédé permet de produire des pièces plus légères ayant d’excellentes propriétés physiques et ouvre alors des marchés auprès de constructeurs tels que Volkswagen. En 1993, elle est la première filiale de Renault à obtenir la certification ISO 9000 et en 1998, elle reçoit le certificat d’aptitude à la conception par la certification ISO 9001(9).

Pour faire face à la concurrence internationale dans le domaine de l’automobile, un projet d’union a été décidé entre les activités de fonderie des groupes Renault et Fiat, constituant un nouveau groupe italo-français « Nouveau Teksid ». Dans ce cadre, Les Fonderies du Poitou deviendraient la plate-forme de développement mondiale pour les carters et cylindres en coulée verticale (technologie qu’elle partage avec le Japon), et la plate-forme mondiale pour la fonderie basse pression aluminium(10).

Producteur de pièces pour l’industrie automobile, la Compagnie française des fontes en coquille (CFFC) est installée à Rochefort et dépend du groupe CF2M. Sur son site picto-charentais, elle emploie plus de 200 salariés.

La société Poujoulat, installée sur la commune rurale de Granzay-Gript dans le sud des Deux-Sèvres, est leader européen dans le domaine des conduits et sorties de toits métalliques. Le site emploie plus de 200 salariés et abrite le Centre d’essais et de recherche des industries de la cheminée, laboratoire de recherche appliquée unique en Europe qui regroupe un ensemble de matériels d’essais destinés à créer « in situ », les conditions de fonctionnement des conduits. Son personnel a en charge la labellisation des productions de l’ensemble du groupe(11).

-Carte

SA Fonderie et mécanique, à L’Isle d’Espagnac, est le constructeur français de cylindres sécheurs pour la papeterie et l’industrie alimentaire. L’entreprise a également des activités en matière de sidérurgie, fonderie, mécanique et modelage.

La Direction des constructions navales (DCN) qui dépend de la Délégation générale de l’armement dispose d’un établissement situé à Ruelle-sur-Touvre à côté d’Angoulême. Cet équipementier-assembleur qui participe à la construction de navires tels que le porte-avions « Charles-de-Gaulle », est confronté à d’importants problèmes liés aux restructurations de l’armement et voit ses carnets de commandes se réduire d’année en année (en 1993, les commandes dépassaient le milliard de francs, elle n’atteignent que 600 millions en 1998). En conséquence, les effectifs sont passés de 1 790 personnes en 1992 à un millier à la fin de l’année 1998(12).

Le travail des métaux : cœxistence de petites unités familiales et de grands groupes

Contrairement à la métallurgie, l’industrie du travail des métaux est marquée par la petite taille des unités et l’origine familiale. Deux spécialités dominent : traitement des métaux - mécanique générale et chaudronnerie.

Certains établissements sont très spécialisés dans un savoir-faire qui leur permet de conquérir d’importants marchés. C’est le cas par exemple de la PME charentaise Lippi, second fabricant français de grillages et clôtures, à l’origine des barrières « antipanique » qui ont été installées au Stade de France. Vingt ans après sa création, ce groupe d’origine familiale emploie 150 personnes réparties dans 5 établissements dont 3 en Charente. En 1997, son chiffre d’affaires est de 159 millions de francs dont 20 % sont réalisés à l’export vers la Grande-Bretagne, le Chili, le Liban, etc(13).

-Carte

La société Mécachim, créée en 1966 à Lusignan a été intégrée au groupe Usinor en 1988. Elle emploie aujourd’hui une trentaine de personnes. Spécialisée dans le polissage d’aciers inoxydables, son savoir-faire lui permet d’avoir des contrats dans des domaines variés : aviation, matériel ferroviaire, construction nautique, mobilier contemporain, électroménager, etc. Actuellement, la direction tente de diversifier l’activité en misant sur un nouveau procédé qu’elle a mis au point : la gravure sur tôle d’acier inoxydable à partir de diapositive(14).

Deux grandes entreprises emploient plus de 250 salariés. Ce sont Alcatel CIT et Leroy-Somer.

Alcatel CIT, installé à Saintes, est spécialisé dans le découpage et l’emboutissage. Cet établissement fait partie de la division ensembles électroniques du groupe Alcatel. Son chiffre d’affaires s’élève à 50 millions de francs, pour une équipe de 335 personnes. Il réalise une gamme complète d’armoires et coffres sous la marque Saintronic dont la qualité est garantie par la norme ISO 9001. Son développement dans un grand nombre de secteurs de l’industrie passe par la réalisation de tout ou partie de produits, aussi bien en tôlerie qu’en montage câblage, suivant la demande des clients(15).

-Carte

Leroy-Somer fonderie fabrique des articles métalliques. Situé à Angoulême, cet établissement emploie plus de 250 salariés.

(1) Source : UNEDIC-IERS. Données au 31 décembre 1996.
(2) Le secteur de la métallurgie-travail des métaux correspondent aux divisions 27 (Métallurgie) et 28 (Travail des métaux) de la NAF 60 de l’INSEE. De plus, l’établissement de la Direction des constructions navales (DCN) qui compte, à Ruelle, plus de 1 000 salariés.
(3) Le cœfficient de spécialisation correspond au rapport (à une date donnée) entre le poids relatif du secteur en région (calculé ici en fonction du nombre de salariés par rapport au total des salariés dans la région) et le poids relatif du même secteur dans l’économie nationale.
(4) Source : INSEE, fichier Sirène juillet 1997.
(5) La valeur ajoutée présentée ici est issue du traitement statistique des données des enquêtes annuelles d’entreprises (EAE). Elles sont réalisées auprès des entreprises de plus de 20 salariés (industries hors IAA) pour celles enquêtées par le Ministère de l’industrie. La valeur ajoutée est une estimation de la valeur ajoutée hors taxe obtenue à partir d’un calcul des variables décrites dans les comptes de résultat de chaque entreprise selon la méthode préconisée par le SESSI. La valeur ajoutée hors taxe créée en région est calculée au prorata des rémunérations des établissements régionaux. Données moyennes 1994-1995.
(6) Données moyennes 1994-1995. La moyenne 1994-1995 des investissements par an et par salarié, énergie comprise, s’élève à 82 100 F.
(7) AVERTISSEMENT : Les résultats obtenus sont des estimations dans la mesure où les ratios obtenus à un niveau régional concernent des établissements tandis que ceux obtenus à un niveau national concernent des entreprises. En raison de l’origine des ratios présentés, les positionnements sont des ordres de grandeur.
Les données nationales sont issues des ouvrages du Ministère de l’industrie : La situation de l’industrie, édition 1995 et 1996 (données 1994 et 1995).
(8) Données moyennes 1994-1995.
(9) Source : « Le solide « appétit » du fondeur », La Nouvelle République, 30 juillet 1998.
(10) Sources : « Renault va fusionner ses fonderies avec celles de Fiat », Les Echos, 10 novembre 1998. « Fonderies : vers un accord Fiat-Renault », La Nouvelle République, 10-11 novembre 1998.
(11) Source : « Groupe Poujoulat, une dimension européenne, rapport annuel 1997 », Groupe Poujoulat, mai 1998.
(12) Sources : « Etre performant et compétitif » et « Rentrée sur fond de grisaille », La Charente-Libre, 05 septembre 1998.
(13) Source : « Lippi clôture les stades de la coupe du monde », La Tribune, 18 juin 1998.
(14) Source : « Le Futuroscope gravé dans l’acier », La Nouvelle République, 30 janvier 1998.
(15) Source : « L’industriel des enveloppes intégrées », Alcatel, octobre 1998.

Pour découvrir l'ensemble des documents liés au panorama de l'industrie, utilisez le sommaire du menu de droite.


Retour haut de page

- © SIR Février 2003 -

   
ECONOMIE GENERALE
   
TISSU INDUSTRIEL
   
PRINCIPAUX SECTEURS
   
ANNEXES
   
  Pour lire les fichiers au format PDF,
cliquez sur l'icône pour télécharger gratuitement

ACROBAT READER


Documents en ligne
 Répertoires