| 
 |
RÉFÉRENTIELS
RÉGIONAUX > Le panorama de l'industrie |
 |
PRINCIPAUX SECTEURS : Aéronautique
francs. La valeur ajoutée
par salarié est de 299 400 F/an.
Les investissements moyens annuels(5)
de l CHIFFRES
CLES
2 770 salariés 0,2 % des établissements
industriels régionaux (16 établissements)
2,3 % de la valeur ajoutée industrielle régionale (299
400 F/an/salarié) 0,6 % des investissements industriels
régionaux (19 400 F/an/salarié) 3 % de la
rémunération industrielle régionale (163 100
F/an/salarié) Salariés
et établissements
Lindustrie aéronautique(1) emploie 2 770 salariés(2)
dans les entreprise de plus de 20 salariés.
| Effectif
salarié |
1995
|
| Charente |
330 |
| Charente-Maritime |
850 |
| Deux-Sèvres |
15 |
| Vienne |
1
575 |
| Poitou-Charentes |
2
770 |
Ce secteur concerne une quinzaine détablissements(3),
soit 0,2 % des établissements industriels de la région
(artisanat compris) dont une dizaine, hors champ artisanal.
Données financières
La valeur ajoutée moyenne annuelle(4)
créée dans lindustrie aéronautique représente
2,3 % de la valeur ajoutée hors taxe industrielle régionale,
soit un montant de 0,6 milliard de industrie
aéronautique représentent 38 millions de francs par
an, soit 0,6 % des investissements industriels régionaux. Linvestissement
moyen par salarié est de 19 400 F contre 32 300 F
pour le total des industries de la région hors énergie.
| |
Valeur
ajoutée
par salarié (MF)
1994-1995 |
Investissements
par salarié (MF)
1994-1995 |
| Poitou-Charentes(6) |
299,4 |
19,4 |
| France(6) |
366,6 |
26,0 |
Le montant moyen annuel des rémunérations(7)
de ce secteur sélève à 322 millions de
francs, soit 3 % des rémunérations perçues
dans lindustrie régionale. Un salarié perçoit
un revenu annuel moyen de 163 100 francs contre 129 700 francs pour
le total des industries de la région. Une
conjoncture porteuse
En 1997, le chiffre daffaires de lindustrie aérospatiale
en France a été de 130,2 milliards de francs, en augmentation
de 19,4 % par rapport à 1996. Les bons résultats de
cette année profitent à lensemble des secteurs
concernés : avions et missiles, moteurs et équipements,
principalement en raison de la hausse de 36 % des exportations. Selon
le Groupe des industries françaises aéronautiques et
spatiales (Gifas), les commandes restant importantes, 1998 devrait
enregistrer une hausse de 15 % pour atteindre 150 milliards de francs(8).
Une mobilisation
pour faire face à la reconversion de la Défense
Face aux mutations auxquelles sont confrontées les industries
de larmement et de la défense, résultant de la
nouvelle conception de la défense nationale, lEtat et
la Région proposent de « susciter la mobilisation
de lensemble des partenaires du développement économique
régional, afin de favoriser des projets porteurs dinvestissements
et demplois, notamment industriels ... ». Dans ce
cadre, des projets industriels portés par les entreprises présentes
dans la région et ayant des retombées positives en termes
demploi, de développement économique ou de programmes
de recherche technologique, seront soutenus par la Région,
lEtat et lEurope(9). Une
industrie dominée par les groupes
Les principales entreprises du secteur de laéronautique
présentes dans la région dépendent de groupes
nationaux ou internationaux, qui, par leur capacité dinvestissement
et de Recherche & Développement de haute technologie, constituent
un effet dentraînement pour un grand nombre de PMI-PME
du secteur.
Deux pôles principaux se détachent : le
pôle rochefortais et le pôle Châtellerault-Poitiers
qui concentrent des établissements relevant directement de
lindustrie aéronautique, un grand nombre de sous-traitants
et des centres de formation et de recherche spécialisés.
Filiale dAérospatiale, la Sogerma
fabrique dans son établissement de Rochefort (650 salariés),
des aérostructures et des équipements intérieurs
davions. Le chiffre daffaires lié au marché
civil de cet établissement est estimé à 80 %.
En 1996, la Sogerma a obtenu un marché pour la fabrication
de panneaux dans lesquels sera logé le matériel électronique
des satellites Global Star. Par cette commande, la Sogerma fait preuve
dune grande capacité à sadapter à
de hautes contraintes techniques et démontre son savoir-faire(10).
De même, cet établissement qui fabrique le tronçon
central du fuselage des Airbus A330 et A340 est retenu par le GIE
Airbus Industrie pour la fabrication des mêmes éléments
de la future version allongée (A340-500/600), ce qui nécessite
la construction et léquipement dun nouveau bâtiment
de 5 000 m2 (11).
La société Simair (150
salariés) produit, pour laviation civile, des sous-ensembles
en matériaux composites, meubles, fauteuils, cloisons, etc.
Par le biais de son nouveau bureau de commercialisation en Chine,
elle cherche actuellement à développer son marché
de la maintenance(12).
La société ECE (Equipement construction
électrique), filiale du groupe Intertechnique, emploie,
à Niort, 540 personnes et fabrique des systèmes électriques
et électroniques pour le domaine de laéronautique(13).
La Sochata, installée à
Châtellerault, emploie 650 salariés. Son activité
traditionnelle, la réparation de moteurs davions, représente
50 à 60 % de la charge totale de lentreprise, avec un
marché largement alimenté par la Défense nationale
(86 % de son chiffre daffaires). Cet établissement qui
appartient au groupe SNECMA, réalise au sein de son laboratoire
de Recherche & Développement, des études qui lui
ont permis dinnover et de maîtriser de nouvelles technologies.
Lune dentre elles, le revêtement céramique
fait actuellement lobjet dun projet : la création
dun centre de revêtement céramique pour aubes de
turbines. Pour ce centre européen industriel de très
haute technologie, deux sites sont en concurrence : Berlin et Châtellerault.
Son budget sélève à 82 millions de francs(14).
Un des établissements du groupe Dassault
Aviation, installé à Biard près de Poitiers,
emploie 175 personnes. Il est spécialisé dans la conception,
le développement et de la production davions militaires
Rafale et Mirage 2 000 et davions daffaires de type Falcon.
Ses équipes de Recherche & Développement travaillent
en permanence à la mise au point de technologies nouvelles(15).
Sa gamme compte aujourdhui 8 types dappareils militaires
et 5 civils(16). Cependant, la majeure partie de lactivité
de cet établissement reste tournée vers le marché
militaire qui représente 90 % de son chiffre daffaires.
Des liens étroits existent entre lactivité aéronautique
et dautres secteurs de lindustrie tels que la fabrication
déquipements daide à la navigation (Sextant
Avionique à Châtellerault...), la métallurgie
(lusine Macrodyne à Parthenay...), le transport (France
Design à Cerizay...) et, plus généralement, avec
les industries de pointe qui maîtrisent de hautes technologies
(Société Malichaud Atlantique à Rochefort...).
Des centres
de formation et de recherche spécialisés
Le CRITT Matériaux, installé
à Rochefort met ses compétences au service des entreprises
pour lassistance, la conception et la mise au point de produits,
la caractérisation des matériaux, laide au choix
des matériaux(17).
Le Centre-école des mécaniciens
de laéronautique navale (CEAN), installé
à Rochefort depuis 1932, accueille chaque année 400
élèves et emploie plus de 500 personnes. Dans le cadre
de la restructuration de la Défense, ce centre doit rejoindre
lEcole denseignement technique
de larmée de lair (ETAA). Celle-ci, localisée
sur la base aérienne 721 de Saint-Agnant (5 km de Rochefort),
compte un effectif de plus de 3 500 personnes et forme les personnels
non navigants de larmée de lair. Le regroupement
de ces deux écoles deviendra une école interarmes et
formera aussi bien les militaires de laéronavale que
ceux de laviation terrestre(18).
LEcole nationale supérieure de
mécanique et daérotechnique (ENSMA), ouverte
depuis 1948 à Poitiers, est installée sur le site du
Futuroscope. Elle entretient des relations étroites avec le
milieu industriel et forme des ingénieurs aux métiers
de laérotechnique, de lespace, de la mécanique,
de lénergie, des transports, et aux domaines de la combustion
et de la propulsion, de la détonique, linformatique appliquée(19),
etc.
PLTS, Plate-forme de traitement de surfaces
« haute-énergie » va sinstaller, en 1999
à Châtellerault. Sa vocation est le développement
et lapplication de technologies nouvelles de traitement de surface.
Il propose des activités détudes, dessais,
de prototypage, dexpertise et de formation. Ses partenaires
sont multiples : de type universitaire (le Laboratoire de métallurgie
physique de lUniversité de Poitiers, le laboratoire de
mécanique et de physique des matériaux de lENSMA...)
ou industriel (Sochata, Dassault...). Ouvert à toute entreprise,
il met à disposition des industriels ses propres compétences
mais aussi lexpérience et lexpertise de ses partenaires
industriels et universitaires
(1) Lindustrie aéronautique correspond à la sous
division 353 (construction aéronautique et spatiale) de la
NAF 700 de lINSEE.
(2) Source : Enquêtes annuelles dentreprises 1995. Ces
données ne prennent en compte que les salariés dentreprises
de plus de 20 salariés.
(3) Source : INSEE- fichier Sirène juillet 1997.
(4) La valeur ajoutée présentée ici est issue
du traitement statistique des données des enquêtes annuelles
dentreprises (EAE). Elles sont réalisées auprès
des entreprises de plus de 20 salariés (industries hors IAA)
pour celles enquêtées par le Ministère de lindustrie.
La valeur ajoutée est une estimation de la valeur ajoutée
hors taxe obtenue à partir dun calcul des variables décrites
dans les comptes de résultat de chaque entreprise selon la
méthode préconisée par le SESSI. La valeur ajoutée
hors taxe créée en région est calculée
au prorata des rémunérations des établissements
régionaux. Données moyennes 1994-1995.
(5) Données moyennes 1994-1995. La moyenne 1994-1995 des investissements
par an et par salarié, énergie comprise, sélève
à 82 100 F.
(6) AVERTISSEMENT : Les résultats obtenus sont des estimations
dans la mesure où les ratios obtenus à un niveau régional
concernent des établissements tandis que ceux obtenus à
un niveau national concernent des entreprises. En raison de lorigine
des ratios présentés, les positionnements sont des ordres
de grandeur.
Les données nationales sont issues des ouvrages du Ministère
de lindustrie : La situation de lindustrie, édition
1995 et 1996 (données 1994 et 1995).
(7) Données moyennes 1994-1995.
(8) Source : « Lindustrie aéronautique française
espère une croissance de 15 % en 1998 », Le Monde, 4
mars 1998.
(9) Source : « Convention daccompagnement de nouvelles
dynamiques économiques en faveur des industries de larmement
et de laéronautique en Poitou-Charentes », Région
Poitou-Charentes, 5 février 1997.
(10) Source : « Haute technologie dans les étoiles »,
Sud-Ouest, 8 mars 1997.
(11) Source : « Rochefort : la Sogerma fait face au développement
dAirbus. », Les Echos, 17 juillet 1998.
(12) Source : « Le secteur aéronautique rochefortais
», la Nouvelle République, 25 novembre 1998.
(13) Lactivité principale dECE est répertoriée
dans la fabrication déquipements électriques et
électroniques. Il napparaît donc pas sur la carte
présentée dans ce chapitre.
(14) Source : « Les gros dossiers de lété
», La Nouvelle République, 5 août 1998.
(15) Source : « Aeronautics in Western France, In a Changing
world, a steady place to invest », Ouest Atlantique, mars 1992.
(16) Source : Site internet du groupe Dassault : http ://dassault-aviation.fr
(17) Cf. chapitre concernant le secteur « Industrie du caoutchouc
et des plastiques »
(18) Source : « La marine nationale va quitter Rochefort »,
Les Echos, 7 juillet 1998.
(19) Source : Site internet de lENSMA : http ://www.ensma.fr
Pour découvrir l'ensemble des documents
liés au panorama de l'industrie, utilisez le sommaire du menu
de droite. |
|
|