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RÉFÉRENTIELS
RÉGIONAUX > Le panorama de l'industrie |
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PRINCIPAUX SECTEURS
: Industries nautiques
CHIFFRES CLES
1 030 salariés 1,5 % des établissements
industriels régionaux (128 établissements)
1 % de la valeur ajoutée industrielle régionale (239
900 F/an/salarié) 0,3 % des investissements industriels
régionaux (22 700 F/an/salarié) 1,1 % de
la rémunération industrielle régionale (113 200
F/an/salarié) Salariés
et établissements Les
industries nautiques(1) emploient 1 030 salariés(2)
dans les entreprises de plus de 20 salariés.
| Effectif
salarié |
1995
|
| Charente |
50 |
| Charente-Maritime |
960 |
| Deux-Sèvres |
0 |
| Vienne |
20 |
| Poitou-Charentes |
1
030 |
Les industries nautiques comptent 128 établissements(3), soit
1,5 % des établissements industriels de la région (artisanat
compris).
Lartisanat représente presque les trois quarts des établissements.
Huit sur dix sont recensés dans les domaines de la construction
de bateaux de plaisance et dans la réparation navale.
Hors champ artisanal, les industries nautiques concernent 36 établissements,
soit 1,1 % des établissements de type industriel de la région.
| Nombre d'établissements |
Hors
champ artisanal |
Champ
artisanal |
Total |
| Charente |
2 |
1 |
3 |
| Charente-Maritime |
33 |
88 |
121 |
| Deux-Sèvres |
0 |
2 |
2 |
| Vienne |
1 |
1 |
2 |
| Poitou-Charentes |
36 |
92 |
128 |
Données
financières
La valeur ajoutée moyenne annuelle(4)
créée dans les industries
nautiques représente un montant de 250 millions de francs.
La valeur ajoutée par salarié est de 239 900 F/an.
Les investissements moyens annuels(5)
des industries nautiques représentent 24 millions de francs.
Linvestissement moyen annuel par salarié est de 22 700
F contre 32 300 F pour le total des industries hors énergie
de la région.
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Valeur
ajoutée
par salarié (MF)
1994-1995 |
Investissements
par salarié (MF)
1994-1995 |
| Poitou-Charentes(6) |
239,9 |
22,7 |
| France(6) |
256,1 |
20,3 |
Le montant moyen annuel des rémunérations(7)
de ce secteur sélève à 119 millions de
francs. Un salarié perçoit un revenu annuel moyen de
113 200 F contre 129 700 F pour le total des industries de la région.
Industries
nautiques : concentration puis reprise
De 1992 à 1996, les industries nautiques connaissent une crise
qui donne lieu à une restructuration qui sopère
en douceur : peu de plans de licenciements massifs, mais un mouvement
de concentration. Ainsi, le groupe Dufour, implanté à
Périgny (près de La Rochelle) et spécialisé
dans le « sur mesure », diversifie son activité
en rachetant Gibert Marine reconnu dans le domaine du motonautisme.
De même, le groupe Bénéteau, leader mondial de
la voile, a racheté son concurrent Jeanneau(8).
Aujourdhui, après la crise, tous les indicateurs montrent
une reprise de lactivité nautique. Une étude de
la Fédération des industries nautiques chiffre à
22 % la hausse moyenne du chiffre daffaires des constructeurs
à la fin de lexercice 1997-1998. Les professionnels soulignent
quil ne sagit pas dun rattrapage après quelques
années noires mais plutôt dun développement
du marché intérieur et international(9).
La menace de la suppression, en 2001, de la loi Pons qui défiscalise
les investissements réalisés dans les DOM-TOM inquiète
les industriels du secteur. En effet, en 1996, 11 % de la production
de voiles et de moteurs des chantiers français ont été
vendus sous régime défiscalisé (près d1
voilier sur 5 a été acheté par des loueurs aux
Antilles)(10). La
Charente-Maritime : second pôle nautique français derrière
la Vendée
Le département est présent à tous les stades
de la filière, depuis les architectes navals jusquaux
fabricants de mâts et de voiles. Leur localisation constitue
un véritable pôle littoral autour des agglomérations
de La Rochelle et de Rochefort. Il est dominé par Dufour,
deuxième chantier européen(11) et Fountaine-Pajot,
quatrième chantier français.
Le groupe Dufour, enregistre, en 1997-1998, une croissance de 30 %,
avec un chiffre daffaires de 540 millions de francs qui lui
a permis dinvestir 95 millions pour construire trois nouvelles
usines(12). Pour financer cette croissance, les chantiers Dufour
ouvrent leur capital à deux investisseurs denvergure(13)
et recentre leurs activités sur la plaisance. La maison mère
est située sur la commune de Périgny et un second établissement
picto-charentais est installé à Andilly.
Fountaine-Pajot, installé à
Aigrefeuille, près de La Rochelle emploie actuellement plus
de 240 salariés. Il est le premier constructeur mondial de
catamarans de plaisance. Son exercice 1997-1998 est marqué
par la reprise de lactivité puisque son chiffre daffaires,
de 140 millions de francs est en hausse de 20 %. Sa production annuelle
est dune centaine dunités, dont les trois quarts
sont exportés(14).
Lune des filiales de Fountaine-Pajot, Iris
Catamaran, située à La Rochelle compte 35 salariés.
Elle a mis au point un prototype, baptisé Iris 6.1, de la famille
bateaux rapides conçue pour le transport de passagers ou de
fret. La Suisse doit en acquérir une vingtaine pour le transport
des visiteurs de lExposition nationale Suisse qui se tiendra
en 2001(15).
Lactivité du groupe Zodiac
se répartit de manière équilibrée entre
trois branches : léquipement aéronautique, léquipement
davions de ligne et la marine-loisirs. Cest dans ce dernier
domaine que les établissements implantés à Rochefort
et à Chevanceaux exercent leur activité et emploient
respectivement plus de 50 et 100 salariés(16).
Le chantier naval Archambault se singularise
par sa situation géographique éloignée du littoral
puisquil est implanté à Dangé-St-Romain,
près de Châtellerault. Employant une vingtaine de personnes,
cette PME familiale a lavantage de pouvoir très facilement
sadapter à la demande. Ainsi, en 1997, elle fabrique
un bateau, spécialement conçu pour le marché
japonais. De plus, son savoir-faire est reconnu par les plus grands
: en 1998, lentreprise intervient dans la réalisation
du moule de la coque du nouveau catamaran des ateliers Fountaine-Pajot(17).
Les chantiers Amel, dans leur établissement
de Périgny (près de La Rochelle), emploient plus de
100 salariés. Fabricants de bateaux, ils possèdent également
un établissement en Méditerranée à Hyères
et en Guadeloupe à Pointe-à-Pitre.
Le chantier Constructions Industrielles et
Maritimes (CIM), implanté à Rochefort est lun
des trois seuls chantiers français spécialisés
dans la fabrication de bateaux de luxe de plus de 24 mètres,
souvent réalisés sur mesure pour des clients individuels
ou des sociétés de charter.
Selon une étude réalisée par la CINSA(18), cette
filière concerne en Charente-Maritime, 271 entreprises, dont
lactivité peut être la vente, léquipement,
la construction, la location et les services, la réparation,
lingénierie, ou encore les écoles de voile. De
même, des architectes de renom (Philippe Briand et Michel Joubert)
proposent leurs compétences : pour dessiner les plans de bateaux
et maxi-yachts. Des
manifestations de visée internationale
Le Grand Pavois, premier salon à flot
dEurope, a, pour sa 26e édition, accueilli, à
La Rochelle, en septembre 1998, environ 100 000 visiteurs (dont 2
500 professionnels) venus découvrir quelques 500 bateaux au
port des Minimes.
Durant létape de la Whitbread,
entre le 16 et le 22 mai 1998, le port de La Rochelle a accueilli
9 voiliers participant à la course en équipage autour
du monde. Cette manifestation qui a nécessité dimportants
travaux daménagement du port a eu des retombées
touristiques évidentes mais a aussi été loccasion,
pour les industriels de la filière nautique de la région,
de se mettre à la disposition des équipages et faire
apprécier leur savoir-faire(19). Chantier
de lHermione, témoin de lactivité traditionnelle
charentaise
En 1990, le Centre international de la mer et la ville de Rochefort
ont initié le projet de la construction dune réplique
exacte de lHermione, frégate du XVIIIe siècle,
que La Fayette utilisa pour traverser lAtlantique. Le chantier,
installé à Rochefort près de la Corderie Royale
doit durer une dizaine dannées. Cest lentreprise
Thouarsaise de menuiserie Asselin, spécialisée
dans la restauration des monuments historiques qui a été
retenue pour la fabrication de la coque de 45 mètres. A terme,
ce navire doit effectuer la traversée de lAtlantique,
puis restera à quai en Charente-Maritime où il pourra
être visité par le public(20). Des
structures de recherche et transfert de technologie au service des
entreprises
Le Centre de recherche pour larchitecture
et lindustrie nautique (CRAIN), créé à
La Rochelle en 1983, est devenu un interlocuteur technique privilégié
des professionnels du nautisme. Son activité de transfert de
technologie sarticule autour de deux axes principaux :
- les études fournissent aux
professionnels les données nécessaires à une
approche rigoureuse de la conception des bateaux modernes. Le CRAIN
réalise par exemple, létude préalable de
faisabilité de lHermione en 3D et assure la surveillance
du chantier ;
- le génie logiciel développe
des programmes dapplication pour professionnels.
Le savoir-faire des ingénieurs du CRAIN est reconnu hors de
nos frontières. Son chiffre daffaires à lexportation
(45 %) est en très forte augmentation, ce qui le place au premier
rang des sociétés de services orientées vers
le nautisme(21).
Le CRITT Matériaux, installé
à Rochefort met ses compétences au service des entreprises
pour lassistance, la conception et la mise au point de produits,
la caractérisation et laide au choix des matériaux(22).
Les actions
de collectivités locales
Forte dune filière nautique reconnue, la Région
Poitou-Charentes sest engagée, aux côtés
de lEtat et la Fédération française et
de la Ligue régionale de voile, dans une démarche de
valorisation des activités nautiques. Ce plan comprend 3 volets
: le développement de lactivité des bases nautiques,
la valorisation des sports nautiques de haut niveau et le développement
des pratiques sportives autant sur le littoral que sur les plans deau
et rivières(23). Ce plan, orienté vers les activités
récréatives liées au nautisme, doit dynamiser
lensemble de la filière nautique.
Parallèlement, la Communauté de villes de La Rochelle
a aménagé lancien bassin des chalutiers, pour
permettre laccueil de yachts de luxe.
Lentretien de ces bateaux qui constitue en moyenne un tiers
de leur prix dachat, procure des marchés non négligeables
aux entreprises de la filière installées dans la région(24).
(1) La filière nautique est un regroupement des sous divisions
351 (construction navale) de la NAF 240 et des sous divisions 175C
(Ficellerie, corderie, fabrication de filets) et 251E (Fabrication
d'autres articles en caoutchouc) de la NAF 700 de l'INSEE.
(2) Source : Enquêtes annuelles dentreprises 1995. Ces
données sont sous estimées puisquelles ne prennent
en compte, que les effectifs des entreprises de plus de 20 salariés.
(3) Source : INSEE, fichier Sirène juillet 1997.
(4) La valeur ajoutée présentée ici est issue
du traitement statistique des données des enquêtes annuelles
dentreprises (EAE). Elles sont réalisées auprès
des entreprises de plus de 20 salariés (industries hors IAA)
pour celles enquêtées par le Ministère de lindustrie.
La valeur ajoutée est une estimation de la valeur ajoutée
hors taxe obtenue à partir dun calcul des variables décrites
dans les comptes de résultat de chaque entreprise selon la
méthode préconisée par le SESSI. La valeur ajoutée
hors taxe créée en région est calculée
au prorata des rémunérations des établissements
régionaux. Données moyennes 1994-1995.
(5) Données moyennes 1994-1995. La moyenne 1994-1995 des investissements
par an et par salarié, énergie comprise, sélève
à 82 100 F.
(6) AVERTISSEMENT : Les résultats obtenus sont des estimations
dans la mesure où les ratios obtenus à un niveau régional
concernent des établissements tandis que ceux obtenus à
un niveau national concernent des entreprises. En raison de lorigine
des ratios présentés, les positionnements sont des ordres
de grandeur.
Les données nationales sont issues des ouvrages du Ministère
de lindustrie : La situation de lindustrie, édition
1995 et 1996 (données 1994 et 1995).
(7) Données moyennes 1994-1995.
(8) Source : « Les chantiers poursuivent leur mouvement de concentration
à marche forcée », La Tribune, 1 décembre
1997.
(9) Source : « La filière nautique renoue avec la croissance
», La Tribune, 14 septembre 1998.
(10) Source : « Nautisme : les industriels sinquiètent
de la suppression de la loi Pons », Les Echos, 15 septembre
1997.
(11) Source : site internet du groupe Dufour : http ://www.dufour-yachts.com
(12) Source : « Beau fixe pour lindustrie nautique »,
La Nouvelle République, 19 septembre 1998.
(13) LUnion dEtudes et dInvestissement (société
dinvestissement du Crédit Agricole) et ABN AMRO Investissement
France (filiale du grand établissement néeralndais).
Source : « Le Crédit Agricole et ABN AMRO embarquent
dans les chantiers Dufour », Les Echos, 25 novembre 1998.
(14) Source : « Fountaine-Pajot veut prendre 10 % du marché
des catamarans à moteur », Les Echos, 7-8 Août
1998.
(15) Source : « La Suisse choisit Iris Catamarans pour les transports
dExpo 2001 », Les Echos, 23 juin 1997.
(16) Source : Site internet (http://www.zodiac.fr)
(17) Source : « Vent porteur pour Archambault », La Nouvelle
République, 10 septembre 1998.
(18) Source : « La filière nautique en Charente-Maritime
», Chambre syndicale régionale du commerce et des industries
nautiques sud atlantique, Les nouveaux armateurs, 1997.
(19) Source : « Une épreuve de vérité pour
le port », Sud-Ouest, 18 mars 1998.
(20) Source : « LHermione, un chantier aux longs cours
», Centre-Presse, 24 novembre 1998.
(21) Source : Document de présentation du Centre de recherche
pour larchitecture et les industries nautiques, novembre 1998.
(22) Cf. chapitre concernant le secteur « Industrie du caoutchouc
et des plastiques ».
(23) Source : « A la voile, à la rame : un plan régional
de développement », Le Courrier français, 9 janvier
1998.
(24) Source : « La Rochelle voit grand », Sud-Ouest, 16
mai, 1998.
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